VIDEO. Attaque chimique en Syrie: Le bilan s'alourdit à 72 morts, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit ce mercredi

CONFLIT La réunion, qui devrait avoir lieu à 10 h 00 (14 h 00 GMT) ce mercredi, aura pour principal ordre du jour « la terrible attaque chimique en Syrie »...

20 Minutes avec AFP
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La ville de Khan Cheikhoun, en Syrie, a été le témoin d'une attaque chimique présumée
La ville de Khan Cheikhoun, en Syrie, a été le témoin d'une attaque chimique présumée — OMAR HAJ KADOUR / AFP

L’attaque chimique présumée perpétrée en Syrie, qui a fait au moins 72 morts dont 20 enfants, sera l’objet d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies ce mercredi, a annoncé mardi l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU.

Le bilan de l’attaque a été revu à la hausse par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui avait auparavant rapporté un bilan de 58 morts.

Le Royaume-Uni et la France ont demandé la tenue d'une réunion après l’annonce que des bombardements aériens avaient frappé plus tôt la ville rebelle de Khan Cheikhoun, place forte des rebelles et des djihadistes située dans le nord-ouest de la Syrie.

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L’armée syrienne dément toute implication

L’ambassadrice américaine Nikki Haley, qui tient la présidence tournante du Conseil en avril, a annoncé que la réunion aurait lieu à 10 h 00 (14 h 00 GMT) ce mercredi et aurait pour principal ordre du jour « la terrible attaque chimique en Syrie ».

« Nous espérons obtenir autant d’informations que possible sur l’attaque syrienne », a-t-elle déclaré.

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L’opposition syrienne a accusé le régime de Damas d’avoir mené cette attaque « chimique ». L’armée syrienne a démenti catégoriquement avoir utilisé « toute substance chimique ou toxique ».

« Un crime de guerre »

A Khan Cheikhoun, le correspondant de l’AFP a vu des patients avec de la mousse sortir de la bouche. Certains d’entre eux étaient aspergés d’eau par les médecins qui tentaient de les réanimer.

« Il s’agit manifestement d’un crime de guerre », a déclaré l’ambassadeur britannique à l’ONU, Matthew Rycroft, devant des journalistes au siège des Nations unies. « J’en appelle aux membres du Conseil de sécurité qui ont par le passé utilisé leur veto pour défendre l’indéfendable afin qu’ils changent de cap », a-t-il ajouté.

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Moscou et Pékin avaient mis leur veto en février à une résolution du Conseil de sécurité qui aurait imposé des sanctions à Damas, déjà accusée d’avoir perpétré une attaque à l’arme chimique sur des villages syriens en 2014 et 2015.

L’utilisation de gaz sarin non confirmée

Matthew Rycroft a d’autre part indiqué qu’il n’était pas en mesure de confirmer si du gaz sarin avait été utilisé dans le raid de mardi. « D’après ce que je sais, cela n’a pas été confirmé ».

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La Commission d’enquête de l’ONU sur les droits de l’homme en Syrie ainsi que l’envoyé spécial des Nations unies pour ce pays, Staffan de Mistura, avaient chacun affirmé plus tôt qu’il s’agissait bien d’une « attaque chimique ».

L’ONU cherchera à « clairement identifier les responsabilités » et à faire « rendre des comptes » aux auteurs de cette attaque « aérienne », a assuré Staffan de Mistura à Bruxelles.

La Commission d’enquête de l’ONU a de son côté annoncé qu’elle enquêtait actuellement sur cette attaque.