Attaque «chimique» en Syrie: Au moins 19 civils tués dans des bombardements

SYRIE Revivez en les événements de la journée en Syrie...

Oihana Gabriel
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Des Syriens s'enfuient après des bombardements mardi 4 avril 2017, alors que l'opposition syrienne accuse le régime de Bachar Al-Assad d'avoir envoyé des armes chimiques sur les civils.
Des Syriens s'enfuient après des bombardements mardi 4 avril 2017, alors que l'opposition syrienne accuse le régime de Bachar Al-Assad d'avoir envoyé des armes chimiques sur les civils. — AFP

L’ESSENTIEL

  • L’opposition syrienne a accusé mardi le régime de Bachar al-Assad d’avoir mené une attaque « chimique » dans un fief rebelle et djihadiste du nord-ouest du pays, dans la province d’Idleb. L’armée syrienne a démenti toute implication
  • L’attaque aurait fait une centaine de morts et 400 blessés, selon l'Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM)
  • La communauté internationale a déploré ce nouveau massacre qui pourrait éteindre tout espoirs de voir les pourparlers aboutir à un accord de paix.

RESUME EN VIDEO

 

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Rendez-vous mercredi après-midi pour suivre la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment.

22h45: Au moins 19 civils tués dans des bombardements

Au moins 19 civils, dont six enfants, ont été tués mardi dans d'intenses bombardements aériens sur plusieurs localités de la Ghouta orientale, une région rebelle proche de Damas, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Ce bilan provisoire porte à 49 le nombre de civils tués en deux jours dans des frappes aériennes sur la Ghouta orientale, un bastion des insurgés situé à l'est de la capitale syrienne. «Il y a eu une série de raids aériens tout au long de la journée (de mardi) et le bilan pourrait s'alourdir», a prévenu le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Cette région est le dernier bastion de l'opposition au président Bachar al-Assad près de Damas, même si au cours des derniers mois les rebelles de cette région ont signé des accords dits de «réconciliation» par lesquels ils ont évacué certaines des villes qu'ils contrôlaient.

22h25: Washington appelle Moscou et Téhéran à faire pression sur Assad

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a prévenu mardi que le président syrien de Bachar al-Assad devait rendre des comptes pour les attaques chimiques de son régime et a exhorté la Russie et l'Iran à mettre au pas leur allié. «Pendant que nous continuons à suivre cette terrible situation, il est clair que c'est comme ça que Bachar al-Assad opère: avec un barbarisme brutal et sans complexe», a affirmé Tillerson dans un communiqué.

«Ceux qui défendent et soutiennent (Assad), dont la Russie et l'Iran, ne devraient pas se faire d'illusions sur Assad ou ses intentions. Quiconque utilise des armes chimiques pour attaquer son propre peuple montre un mépris fondamental pour la décence humaine et doit rendre des comptes. Nous appelons la Russie et l'Iran, une fois encore, à exercer leur influence sur le régime syrien pour garantir que ce genre d'attaque atroce n'ait plus jamais lieu».

21h40 : La Maison Blanche attaque « la faiblesse » de la politique de Barack Obama

Selon le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, « ces actions atroces par le régime de Bachar el-Assad sont la conséquence de la faiblesse et de l’indécision du précédent gouvernement » américain.

 

21h05: Assad, «seul rempart efficace» contre Daesh, selon Bay

Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, a estimé mardi que le régime de Bachar el-Assad était «le seul rempart efficace» contre Daesh en Syrie. «Ce qu'on voit, c'est que cette attaque chimique est un crime de guerre. Il restera à déterminer par qui il a été commis. Il n'y a pas à ce stade de certitude. Attendons qu'une enquête ait lieu, la plus impartiale possible pour déterminer les responsables», a-t-il déclaré sur France 5.

Mais, a-t-il ajouté, «le seul rempart efficace sur le terrain contre Daech, c'est malgré tout le régime de Bachar al-Assad. Il faut faire preuve de pragmatisme, c'est-à-dire tenir compte de cette réalité pour éradiquer Daech. Car on fait le constat que le régime en place combat l'Etat islamique».

19h16 : Berlin condamne « un acte d’une cruauté sans équivalent »

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a dénoncé mardi « un acte d’une cruauté sans équivalent » après l’attaque « chimique » et appelé à « une prise de position sans équivoque » du Conseil de sécurité de l’Onu.

« S’il se vérifiait que des gens ont été victimes d’une attaque chimique (…) dont le régime syrien endosse la responsabilité, ce serait un acte d’une cruauté sans équivalent », a-t-il ajouté. « Et ce serait une raison supplémentaire pour laquelle nous ne devons pas composer avec le régime d’Assad dans la lutte contre le terrorisme ».

19h10 : L’attaque « chimique » est un « test » pour l’administration Trump selon Jean-Marc Ayrault

L’attaque au gaz menée ce matin dans le nord-ouest de la Syrie contre une ville tenue par les rebelles est un « test » pour la nouvelle administration américaine qui doit clarifier sa position vis-à-vis de Bachar al Assad, a estimé Jean-Marc Ayrault au micro de RTL.

« C’est un test, c’est pour cela que la France multiplie les messages, notamment aux Américains pour qu’ils clarifient leur position », a dit le chef de la diplomatie française.

19h03 : La Maison Blanche accuse l’administration Obama de « faiblesse » et de « manque de détermination »

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a estimé que cette attaque était « la conséquence de la faiblesse et du manque de détermination » de l’administration de Barack Obama, évoquant la « ligne rouge » que ce dernier avait lui-même fixée avant « de ne rien faire ».

Interrogé sur une éventuelle réponse américaine à cette attaque, Sean Spicer s’est refusé à tout commentaire : « Je ne suis pas prêt à parler de nos actes à venir ».

18h30 : Le bilan des victimes de l’attaque « chimique » varie, selon les sources

L’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM) évoque 100 morts et 400 blessés, victimes d’asphyxie, alors que l’Observatoire syrien des droits de l’Homme parle toujours de 58 tués, dont 11 enfants, et 170 blessés.

18h22 : L’armée syrienne « dément catégoriquement » toute implication et accuse les groupes terroristes

L’armée syrienne a démenti toute implication dans l’attaque chimique présumée qui a tué mardi des dizaines de personnes dans une localité rebelle du nord-ouest du pays.

« Le commandement de l’armée dément catégoriquement avoir utilisé toute substance chimique ou toxique à Khan Cheikhoun aujourd’hui (mardi) (…) Il souligne qu’il n’en a jamais utilisé, à aucun moment, à aucun endroit et ne le fera pas dans l’avenir », a indiqué l’armée dans un communiqué publié par l’agence officielle Sana.

«Les groupes terroristes et ceux qui les soutiennent sont responsables d'avoir utilisé des substances chimiques et toxiques et d'avoir été négligents avec les vies de civils innocents», a-t-elle indiqué dans son communiqué.

18h04 : Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU mercredi sur l’attaque chimique présumée

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira en séance extraordinaire mercredi pour aborder l’attaque chimique présumée perpétrée en Syrie, qui a fait au moins 58 morts dont 11 enfants, a annoncé l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU.

Le Royaume-Uni et la France ont demandé cette réunion après l’annonce que des bombardements aériens avaient frappé la ville rebelle de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb tôt mardi matin.

L’ONU cherchera à « clairement identifier les responsabilités » et à faire « rendre des comptes » aux auteurs de cette attaque « aérienne », a assuré Staffan de Mistura, l’émissaire de l’ONU pour la Syrie, à Bruxelles.

17h54: Washington condamne une attaque chimique «intolérable» du régime Assad

La Maison Blanche a dénoncé mardi avec force «l'attaque chimique» menée selon elle par le régime de Bachar al-Assad sur une ville rebelle, jugeant qu'elle était «intolérable».

«L'attaque chimique perpétrée aujourd'hui en Syrie contre des innocents, y compris des femmes et des enfants, est répréhensible», a déclaré Sean Spicer, porte-parole de Donald Trump, dénonçant «un acte odieux» du régime Assad. Il serait dans l'«intérêt» des Syriens qu'Assad ne gouverne plus, selon la Maison Blanche. 

17h41: Cette attaque met-elle fin aux espoirs de paix?

Cette attaque «chimique» intervient alors que Staffan de Mistura, envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie vient de terminer un nouveau cycle de négociations indirectes entre l'opposition et le régime de Bachar Al-Assad à Genève.

«Chaque fois qu'il y a un moment où la communauté internationale est capable de se rassembler, il y a quelqu'un qui essaie, d'une façon ou d'une autre, de saper ce sentiment d'espoir en provoquant un sentiment d'horreur et d'atrocité. (...) Mais nous n'allons pas abandonner et, au contraire, nous utiliserons tous ces moments d'horreur pour montrer qu'ils ne gagneront pas», a regretté ce dernier.

Les dernières négociations n'ont certes «pas permis de percée, mais pas non plus d'échec» et «nous voulons organiser un nouveau round», a-t-il conclu, vantant «la façon progressive» dont se déroulent les pourparlers.

17h08 : L’ONU va chercher à « clairement identifier les responsabilités » et à faire « rendre des comptes » aux auteurs

L’envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie Staffan de Mistura a assuré mardi que l’ONU chercherait à « clairement identifier les responsabilités » et à faire « rendre des comptes » aux auteurs de l’attaque « chimique » dans le nord-ouest de la Syrie.

« De ce que nous comprenons, c’était une attaque chimique et elle était aérienne », a précisé Staffan de Mistura lors d’un point de presse à Bruxelles en marge d’une conférence internationale sur l’avenir de la Syrie.

16h52: Une commission de l'ONU «enquête» sur l'attaque «chimique»

La Commission d'enquête de l'ONU sur les droits de l'Homme en Syrie a annoncé mardi qu'elle «enquête actuellement» sur l'attaque «chimique» dans le nord-ouest de la Syrie.

«Les rapports suggérant qu'il s'agit d'une attaque avec des armes chimiques sont extrêmement préoccupants. La Commission enquête actuellement sur les circonstances entourant cette attaque y compris les allégations d'utilisations d'armes chimiques», ont indiqué dans une déclaration écrite les enquêteurs.

16h49: Où a eu lieu l'attaque? 

Sur cette carte postée par l'AFP sur Twitter, on distingue bien le village de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb et les zones contrôlées par les différents bélligérants dans ce conflit. 

 

16h39: François Hollande pointe la «responsabilité morale» des «alliés» de Bachar al-Assad 

Le Président français a évoqué mardi «la responsabilité» du président syrien Bachar al-Assad dans le «massacre» qui a fait au moins 58 morts dans une attaque chimique présumée sur une ville rebelle au nord-ouest du pays, dans un communiqué publié par l'Elysée. Le chef de l'Etat a par ailleurs pointé «la complicité» et «la responsabilité morale» de ses «alliés», sans citer de pays.

«Comme à la Ghouta le 21 août 2013 Bachar al-Assad s'en prend à des civils en utilisant des moyens bannis par la communauté internationale. Une fois encore le régime syrien va nier l'évidence de sa responsabilité dans ce massacre», a dit François Hollande selon un communiqué des services de la présidence.

 

 

16h24 : Le régime syrien utilise-t-il encore des armes chimiques en Syrie ?

Le gouvernement syrien dément avoir utilisé des armes chimiques dans une guerre qui a déjà fait 310.000 morts depuis mars 2011. Mais les soupçons existent toujours aujourd’hui…

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), mandatée par l’ONU est chargée d’enquêter sur des allégations d’utilisation d’armes chimiques en Syrie depuis que le gouvernement de Bachar al-Assad a ratifié la Convention sur l’interdiction des armes chimiques en 2013.

Elle a indiqué début mars enquêter sur huit attaques présumées au gaz toxique commises depuis le début de 2017. Elle examine également « plus de vingt » accusations sur l’utilisation d’armes chimiques entre août et mi-novembre, avait expliqué le directeur général Ahmet Üzümcü, dans une interview exclusive à l’AFP fin 2016.

Une mission d’enquête de l’ONU et de l’OIAC a déjà déterminé que le régime syrien avait mené au moins trois attaques au chlore en 2014 et 2015. Les enquêteurs ont également déterminé que les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) avaient eux aussi utilisé du gaz moutarde en 2015.

Et pour le démantèlement ? L’organisation a supervisé la destruction de 95 % du stock mondial d’armes chimiques depuis sa création en 1997, dont celle de l’arsenal d’armes chimiques déclaré par le régime syrien en septembre 2013 sous la pression internationale.

16h21: «La principale responsabilité repose sur le régime», assure la chef de la diplomatie de l'UE

«Aujourd'hui, les nouvelles sont horribles», a déclaré mardi Federica Mogherini la chef de la diplomatie de l'UE à des médias en marge d'une conférence internationale à Bruxelles sur la reconstruction de la Syrie.

«C'est un rappel tragique que la situation sur le terrain continue d'être dramatique dans de nombreuses parties de la Syrie», a-t-elle souligné.

«Evidemment, la principale responsabilité repose sur le régime, tout d'abord parce qu'il a la responsabilité principale de protéger son peuple et non de l'attaquer», a-t-elle estimé.

«La première priorité est, comme dans tout conflit, d'arrêter les combats», a martelé Mme Mogherini, insistant sur la nécessité, aux yeux de l'Union européenne, que les belligérants «rendent des comptes» alors que l'ONU dénonce de longue date les crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui font couler le sang en Syrie.

15h38 : Une source de sécurité syrienne dénonce une « calomnie »

Le régime syrien n'a pas réagi de façon officielle. Mais un haut responsable des services de sécurité syriens sous couvert d’anonymat assure que les accusations visant le régime syrien qui aurait mené une attaque «chimique» est une «calomnie».

« Il s’agit d’une calomnie (…), les hommes armés (ndlr : les insurgés) tentent de remporter une (victoire) médiatique après avoir échoué à remporter (une victoire) sur le terrain ».

15h20: Boris Johnson a jugé les rapports «horribles» sur l'«attaque aux armes chimiques»

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a jugé mardi «horribles» les rapports faisant état d'«une attaque aux armes chimiques» en Syrie, appelant à ce que «les auteurs rendent des comptes».

 

15h23: L'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimique (OIAC) se dit «gravement préoccupée» 

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) basée à La Haye «est gravement préoccupée par l'attaque présumée aux armes chimiques rapportée par les médias (mardi) matin à Kan Cheikhoun, région du sud de la province d'Idleb», a-t-elle déclaré dans un communiqué, affirmant «rassembler et analyser des informations de toutes les sources disponibles».

15h15: Pourquoi qualifie-t-on cette attaque de «chimique»?

C'est l'ONG l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui a alerté sur l'attaque et indiqué que les personnes étaient décédées en raison des effets du gaz, notamment par suffocation, mais elle n'était pas en mesure de donner la nature de ce gaz. Des dizaines d'autres habitants souffrent de problèmes respiratoires et d'autres symptômes.

Des sources médicales dans la ville ont fait état d'évanouissements, de vomissements et de présence de mousse dans la bouche des victimes, selon l'OSDH.

14h52 : L’armée russe assure n’avoir mené aucun raid aérien dans la zone

L’armée russe a annoncé mardi n’avoir mené aucun raid aérien dans la zone du village de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb, où une attaque « chimique » a été perpétrée selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Les avions de l’armée de l’air russe n’ont mené aucune frappe dans la zone de la localité de Khan Cheikhoun », assure le ministère russe de la Défense dans un communiqué. L’opposition syrienne a accusé le régime de Bachar al-Assad d’avoir mené une attaque « chimique » ayant fait des dizaines de morts, dont plusieurs enfants, dans ce fief rebelle et jihadiste du nord-ouest de la Syrie.

14h51: L’hôpital traitant les blessés a été bombardé

Le bilan du drame risque de s'alourdir dans les heures qui viennent. En effet, l’hôpital traitant les blessés a été bombardé, provoquant des destructions importantes dans l’établissement, a constaté le correspondant de l’AFP sur place.

Le journaliste a rapporté que le bombardement a visé une partie de l’hôpital et vu des médecins s’enfuir au milieu des décombres. Il n’était pas possible dans l’immédiat de savoir s’il y avait des victimes.

14h50: L'attaque remet en cause les négociations de paix assure le négociateur en chef de l'opposition

L'attaque «au gaz toxique» qui a fait une soixantaine de morts dans le nord-ouest de la Syrie «remet en cause» le processus de paix entre le régime et ses adversaires, a affirmé à l'AFP Mohammad Sabra, négociateur en chef de l'opposition.

«Ce crime remet en cause l'ensemble du processus de paix (...) Si l'ONU est incapable d'empêcher le régime de commettre de tels crimes, comment faire réussir un processus politique en vue d'une transition (en Syrie)?», a demandé Mohammad Sabra, qui a représenté l'opposition au dernier round de négociations à Genève fin mars.

14h49: La France a demandé la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU

La France a «demandé la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après une nouvelle attaque chimique particulièrement grave» en Syrie, a annoncé mardi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

«L'utilisation d'armes chimiques constitue une violation inacceptable de la Convention sur l'Interdiction des Armes chimiques (CIAC) et un nouveau témoignage de la barbarie dont le peuple syrien est victime depuis tant d'années», ajoute le chef de la diplomatie française.

14h40: Une attaque «inhumaine» qui menace le processus de paix, selon Erdogan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré mardi à son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'un entretien téléphonique, que l'attaque «chimique» dans la matinée en Syrie était «inhumaine» et menaçait le processus de paix, selon des responsables turcs.

«Indiquant que ce type d'attaques inhumaines étaient inacceptables, le président Erdogan a souligné que celles-ci pouvaient risquer de gâcher tous les efforts fournis dans le cadre du processus d'Astana» visant à une fin du conflit, ont indiqué sous anonymat ces responsables au sein de la présidence turque.

14h30 : Au moins 58 morts dans un raid aérien dans la province d’Idleb

L’opposition syrienne a accusé mardi le régime de Bachar al-Assad d’avoir mené une attaque « chimique » qui a fait au moins 58 morts et près de 170 blessés dans un fief rebelle et djihadiste du nord-ouest, selon une ONG.

Au moins 11 enfants figurent parmi les personnes tuées dans le raid aérien qui a frappé tôt Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), citant des sources médicales dans la ville.