Syrie: de violents combats à Damas entre rebelles et forces gouvernementales

International L'armée syrienne a répliqué par des frappes aériennes...

20 Minutes avec AFP
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La guerre en Syrie vient d'entrer dans sa septième année.
La guerre en Syrie vient d'entrer dans sa septième année. — CHINE NOUVELLE/SIPA

La capitale de la Syrie n'est pas épargnée par le conflit. Ce dimanche, des affrontements ont éclaté dans l'est de Damas. Selon l'observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des jihadistes du Front Fateh al-Cham, ancienne branche d'Al-Qaïda, sont à la manoeuvre. Leur stratégie consiste à lancer une offensive éclair pour soulager le front nord de la ville où les rebelles subissent les bombardements du régime. 

Ces combats dans Damas surviennent alors qu'un nouveau round de négociations doit s'ouvrir mercredi à Genève sous l'égide de l'ONU, en présence de représentants du régime de Bachar al-Assad et de l'opposition. Tous les efforts diplomatiques, encadrés ou non par l'ONU, ont échoué à trouver une solution au conflit qui déchire la Syrie depuis six ans et a fait plus de 320.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés, engendrant une grave crise humanitaire.

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Un cessez-le-feu avait été négocié en décembre avec l'aide de la Russie, allié du régime, et la Turquie, qui soutient des groupes rebelles, mais les combats n'ont pas pour autant cessé dans le pays.

« Tentative de gagner du terrain »

« Ce n'est pas une escarmouche, c'est une tentative de gagner du terrain » de la part des insurgés, a affirmé Abdel Rahmane, directeur de l'OSH, qui a précisé qu'ils avaient pris des bâtiments sur la place des Abbassides, d'où ils avaient tiré des roquettes vers plusieurs secteurs de la capitale. L'armée a répondu par plus de 30 frappes aériennes, selon le directeur de l'OSDH.

La télévision d'Etat a de son côté nié que des groupes rebelles aient pénétré sur la place des Abbassides, mais a rapporté que l'armée était en train de « déjouer une attaque de terroristes » grâce à des tirs d'artillerie et avait ordonné aux habitants de rester chez eux.

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