Syrie : La Russie, l’Iran et la Turquie, alliés de Damas, souhaitent un cessez-le-feu « élargi »

CONFLIT Les trois pays sont prêts à être les « garants » de négociations de paix…

20 Minutes avec AFP

— 

Des membres de la force arabo-kurde anti-Daesh soutenue par les Etats-Unis à Ain Issa, à 30 km de Raqqa, en Syrie
Des membres de la force arabo-kurde anti-Daesh soutenue par les Etats-Unis à Ain Issa, à 30 km de Raqqa, en Syrie — DELIL SOULEIMAN / AFP

L’espoir d’une trêve en Syrie commence à se dessiner. La Russie et l’Iran, alliés de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles syriens, ont montré ce mardi qu’ils avaient pris la main dans le dossier syrien, appelant à étendre le cessez-le-feu.

« Les ministres sont convenus de l’importance d’élargir le régime de cessez-le-feu, de garantir un accès sans obstacle à l’aide humanitaire et la libre circulation des populations sur le territoire syrien », a indiqué le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, au terme de discussions tripartites à Moscou entre les ministres russes, turcs et iraniens des Affaires étrangères et de la Défense.

« Nous sommes prêts à contribuer à l’élaboration du projet d’accord »

Les trois pays, qui se réunissaient sans les Américains ou les Européens, ont par ailleurs souligné être prêts à être les « garants » de négociations de paix entre le régime syrien et l’opposition, toujours selon Sergueï Lavrov. « Nous sommes prêts à contribuer à l’élaboration du projet d’accord, aux pourparlers entre le gouvernement syrien et l’opposition », a-t-il ajouté.

>> A lire aussi : «Idlib sera la prochaine grande bataille du régime de Bachar al-Assad»

Le chef de la diplomatie russe a également assuré que l’évacuation des civils des quartiers rebelles d’Alep serait terminée d’ici « un, deux jours maximum ». Commencée il y a cinq jours à Alep ravagée par des bombardements, « l’évacuation est actuellement en train de se finir », a déclaré Sergueï Lavrov.