Syrie: Près de 40 djihadistes tués dans des frappes de la coalition sur Palmyre

MONDE Ces frappes ont été menées jeudi aux abords de l'aéroport de Palmyre, au nord-est de la ville, selon une ONG...

C.P.

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Des soldats syriens en patrouile le 6 mai 2016 à Palmyre
Des soldats syriens en patrouile le 6 mai 2016 à Palmyre — LOUAI BESHARA AFP

Près de 40 membres du groupe Etat islamique (EI) ont été tués il y a deux jours dans des raids aériens menés par la coalition internationale antidjihadiste dirigée par Washington près de la cité syrienne de Palmyre, a rapporté ce samedi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

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Raid après la reprise de la ville

Il y a près d’une semaine, le groupe ultraradical avait créé la surpriseen capturant de nouveau cette cité antique, classée au patrimoine mondial de l’Humanité, après en avoir été chassé neuf mois plus tôt par l’armée syrienne appuyée par la Russie.

Vendredi,la coalition internationale antidjihadiste avait annoncé avoir détruit des armes lourdes que les combattants de l’EI avaient récupérées, dont des chars et des systèmes anti-aériens.

« Au moins 38 membres du groupe Etat islamique ont été tués dans ces frappes menées le 15 décembre par les avions de la coalition dans la région de Palmyre », a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

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Petit avancée du régime

Ces frappes, menées jeudi aux abords de l’aéroport de Palmyre, au nord-est de la ville, ont permis aux forces du régime d’effectuer une petite avancée contre les djihadistes, du côté ouest, selon l’OSDH.

A Palmyre et dans sa région, les forces syriennes et russes ont été les plus actives, la coalition menée par les Etats-Unis n’y étant pratiquement pas intervenue ces derniers mois.

Les frappes de la coalition interviennent après que Moscou eut déploré l’absence de coopération militaire avec les Etats-Unis, conduisant selon le Kremlin à la perte de Palmyre, que les djihadistes avaient prise une première fois en mai 2015.

Chassés en mars dernier, les combattants de l’EI, à la faveur d’une contre-attaque éclair, avaient réussi à reprendre la ville, les soldats du régime la quittant précipitamment en abandonnant du matériel et des armes sur place, selon la coalition.

Le général Stephen Townsend, qui commande la campagne aérienne anti-EI en Irak et en Syrie, avait annoncé que la coalition allait frapper ces équipements « avant qu’ils ne représentent une menace pour les opérations anti-EI ».