En fuyant Palmyre, le régime syrien a laissé du matériel de guerre à Daesh

MONDE Le Pentagone a vertement critiqué la tactique de Bachar al-Assad...

20 Minutes avec AFP
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Photo de la citadelle de Palmyre en Syrie, publiée le 27 mars 2016 par l'agence Sana.
Photo de la citadelle de Palmyre en Syrie, publiée le 27 mars 2016 par l'agence Sana. — Uncredited/AP/SIPA

Les forces du régime syrien ont quitté précipitamment la ville antique de Palmyre, offrant la possibilité à Daesh de se saisir des équipements de guerre laissés sur place, a affirmé mardi le Pentagone.

Les djihadistes ont repris Palmyre dimanche à la faveur d’un assaut sur les positions gouvernementales, neuf mois après en avoir été chassés par l’armée du président Bachar al-Assad, appuyée par les bombardements aériens de l’allié russe.

Véhicules blindés et artillerie

Les troupes du régime syrien ont quitté la cité antique « très rapidement », a déploré un porte-parole du Pentagone, Jeff Davis. D’aucuns pourraient « certainement faire valoir l’argument selon lequel le régime, soutenu par la Russie, était si focalisé sur Alep qu’il a oublié de regarder dans le rétroviseur », a poursuivi le capitaine de vaisseau. L’opération était « probablement l’une des contre-attaques les plus significatives que nous ayons vue de la part de Daesh », a-t-il reconnu. « En conséquence, l’EI a pris tout le matériel laissé sur place par le régime. Cela pourrait comprendre des véhicules blindés, de l’artillerie ».

De son côté, Moscou a déploré lundi l’absence de coopération militaire avec les Etats-Unis, conduisant selon le Kremlin à la perte de Palmyre, que les djihadistes avaient prise une première fois en mai 2015. Ni le régime syrien, ni son allié russe ne cherchent à combattre l’Etat islamique en Syrie, a répondu le porte-parole de la diplomatie américaine, John Kirby, assurant que les deux alliés se contentent d'« écraser l’opposition, même si cela a pour coût la perte de nombreuses vies innocentes ».