VIDEO. Syrie: Bana et sa mère qui tweetent leur quotidien à Alep se sont confiées à CNN

CONFLIT Elles ont été interviewées par Skype ce dimanche et assurent «ne pas être des figures de propagande»...

20 minutes avec agence

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Sur Twitter, Bana, 7 ans, raconte son quotidien dans l'enfer d'Alep.
Sur Twitter, Bana, 7 ans, raconte son quotidien dans l'enfer d'Alep. — Fatemah Al Abed / Twitter

« Je suis toujours ici. Je me bats toujours pour la vie de nos enfants. Nous ne sommes pas des figures de propagande. Nous sommes de vraies personnes. Nous sommes des gens d’Alep. » C’est en ces termes, confié à la chaîne américaine CNN ce dimanche que Fatemah Al-abed a voulu en finir avec les rumeurs.

L’authenticité des tweets mise en doute par des médias pro-régime et pro-russes

Fatemah Al-abed est la mère que Bana, jeune syrienne de 7 ans qui tweete son quotidien meurtri à Alep ( @AlabedBana). Des tweets dont l’authenticité a un temps été mise en doute par des médias pro-régime et pro-russes qui n’y voyaient qu’une propagande bien huilée orchestrée par des rebelles.

« Nous sommes sûrs que le monde nous écoute, le monde écoute les enfants », a encore déclaré par Skype Fatemah Alabed, qui intervient parfois sur ce compte Twitter qui ressemble aujourd’hui plus de 250.000 followers.

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« Nous sommes déjà convaincus que nous allons mourir. »

Des Twittos qui chaque jour suivent avec intérêt les messages postés par Bana ou sa mère, chaque fois plus alarmistes. « Notre nouvelle maison a été touchée par une roquette. C’est le pire bombardement que j’aie jamais vu. Nous sommes déjà convaincus que nous allons mourir », écrivait ainsi Fathema ce 8 décembre.


Le 13 décembre, c’est Bana qui reprenait le clavier pour annoncer : « Mon père est blessé. Je pleure ».

Son dernier tweet a, lui, de quoi faire frémir : « Je suis en train de m’adresser au monde depuis le quartier Est d’Alep. C’est peut-être ma dernière heure de vie ou de mort. »

Chaque jour on annonce que l’armée de Bachar al-Assad est sur le point de reprendre la deuxième ville du pays auparavant tenue par les rebelles au régime. Après les derniers bombardements de la nuit de lundi à mardi, un premier bilan de l’ONU fait état du meurtre de 82 civils par les forces syriennes.