Syrie: Le régime contrôle plus de la moitié de la partie rebelle d'Alep

CONFLIT Les positions des rebelles sont de plus en plus intenables...

G. N. avec AFP

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Les forces russo-syriennes bombardent durement les zones rebelles d'Alep, comme ici le 18 novembre.
Les forces russo-syriennes bombardent durement les zones rebelles d'Alep, comme ici le 18 novembre. — AP/SIPA

La situation est de plus en plus difficile pour les rebelles à Alep. L’armée syrienne contrôlait en effet samedi plus de la moitié des quartiers de la ville syrienne que l’opposition tient depuis quatre ans. L’avancée inexorable du régime se poursuit en dépit des protestations de pays occidentaux face à la mort de centaines de civils et l’exode de dizaines de milliers d’autres dans la métropole du nord du pays.

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Depuis le 26 novembre, date à laquelle elle s’est emparée du plus grand quartier rebelle d’Alep, Massaken Hanano, l’armée ne cesse de gagner du terrain face aux insurgés. Le dernier secteur à tomber sous sa coupe, Tariq al-Bab, a été pris dans la nuit de vendredi à samedi à l’issue de violents combats, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Contre-offensive rebelle vendredi

D’après l’Observatoire, les forces progouvernementales ont désormais remis la main sur environ 60 % de la partie orientale d’Alep, que les insurgés avaient conquise en 2012. Avec la prise de Tariq al-Bab, les forces prorégime s’assurent le contrôle d’une route reliant les quartiers ouest de la ville sous leur contrôle à l’aéroport international d’Alep, qu’elles tiennent également.

Malgré l’avancée du régime, les rebelles aidés des djihadistes du Front Fateh al-Cham, avaient cependant repris vendredi le contrôle de 70 % du quartier Cheikh Saïd (sud) à l’armée et ses alliés, notamment des milices irakiennes, selon l’OSDH.

Plus de 50.000 civils ont fui depuis le 26 novembre

Divisée depuis 2012 entre un secteur ouest contrôlé par le régime et des quartiers est aux mains des rebelles, Alep est devenue le principal front du conflit en Syrie, qui a fait plus de 300.000 morts en plus de cinq ans. Depuis le début de l’offensive du régime le 15 novembre en vue de reprendre la totalité d’Alep, au moins 310 civils, dont 42 enfants, ont péri dans l’est de la ville, selon l’OSDH. Dans l’ouest, 65 civils, dont 28 enfants, ont été tués par des tirs rebelles.

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Plus de 50.000 habitants d’Alep-Est ont fui depuis le 26 novembre leurs quartiers, assiégés depuis quatre mois, face à l’avancée du régime à coups de bombardements aériens et de tirs d’artillerie, a indiqué l’OSDH. L’Unicef s’est particulièrement inquiétée du sort des enfants qui seraient selon elle environ 19.000 à avoir fui depuis le 24 novembre.