Syrie: Le régime a repris aux rebelles un quartier clé d'Alep

SYRIE 212 civils ont été tués depuis le 15 novembre à Alep-est...

M.C. avec AFP

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Des soldats syriens pro-gouvernementaux près d'Alep, le 25 novembre 2016.
Des soldats syriens pro-gouvernementaux près d'Alep, le 25 novembre 2016. — GEORGE OURFALIAN / AFP

Une percée majeure dans l’offensive du pouvoir syrien à Alep. Le régime de Bachar al-Assad a annoncé samedi s’être emparé du plus grand quartier de la partie rebelle et assiégée de la deuxième ville de Syrie.

La télévision d’Etat a déclaré samedi que les forces armées avaient « pris le contrôle total du secteur de Massaken Hanano après avoir mis fin à la présence des terroristes » dans ce quartier. Dans la terminologie officielle, le mot « terroristes » désigne tout groupe opposé au régime du président Bachar al-Assad, que ce soient des formations armées modérées ou des djihadistes.

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Le régime aurait commencé à attaquer les quartiers voisins

L’agence de presse officielle Sana a indiqué que des artificiers étaient en train de désamorcer « les bombes et explosifs laissés par les terroristes dans les rues ». L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ONG qui dispose d’un large réseau de sources en Syrie, a confirmé la prise de Massaken Hanano.

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Yasser al-Youssef, du bureau politique d’un des principaux groupes rebelles d’Alep, Noureddine al-Zinki, a toutefois affirmé que « les affrontements se poursuivaient dans le sud-est de Massaken Hanano ».

Selon l’OSDH, les forces du régime ont également commencé à attaquer les quartiers voisins de Sakhour et de Haydariyé. La prise éventuelle de Sakhour permettrait au régime de couper en deux la partie contrôlée par les rebelles entre le sud et le nord. En raison des violences, des dizaines de familles vivant à Sakhour et Haydariyé ont fui vers le sud du secteur rebelle, selon l’OSDH.

212 civils tués depuis le 15 novembre à Alep-est

L’armée syrienne a lancé le 15 novembre une offensive d’envergure sur la partie d’Alep tenue par les rebelles, avec l’objectif de reprendre toute la métropole septentrionale. Cette campagne s’est accompagnée de bombardements aériens et d’artillerie massifs, provoquant de nombreuses condamnations au sein de la communauté internationale, qui demeure cependant incapable d’y mettre un terme en raison de ses divisions.

Selon l’OSDH, 212 civils, dont 27 enfants, ont péri depuis le 15 novembre à Alep-est, tandis que 18 civils, dont 10 enfants, ont été tués par les tirs rebelles sur Alep-ouest, partie de la ville tenue par le régime. Outre les bombardements quotidiens, les 250.000 habitants des quartiers tenus par les rebelles manquent de tout en raison du siège imposé depuis juillet par le régime.