Alep: Pause de 8 heures dans les bombardements russo-syriens

SYRIE Cette trêve a été saluée par l'ONU et l'UE qui jugent néanmoins qu'elle sera trop brève...

G. N. avec AFP

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Des habitants d'Alep cherchent des survivants après des bombardements aériens du régime de Damas.
Des habitants d'Alep cherchent des survivants après des bombardements aériens du régime de Damas. — Ameer al-Halbi \ apaimage/SIPA

Les habitants de la partie assiégée d’Alep vont pouvoir respirer un peu. En effet, « une pause humanitaire sera mise en place le 20 octobre à Alep de 8h à 16h » heures locales, a déclaré lundi le général Sergueï Roudskoï, de l’état-major russe, lors d’un point de presse. « Les forces russes et syriennes vont suspendre pendant cette période leurs frappes aériennes et tous les autres tirs », a-t-il précisé.

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Cette décision a été prise par Moscou et Damas « avant tout pour permettre aux civils de quitter [la ville] en toute liberté, pour évacuer les malades et les blessés et assurer le retrait des rebelles armés », selon la même source.

Une pause de 48h réclamée par l’ONU

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a salué cette trêve éphémère mais a réclamé « une pause plus longue pour faire entrer les camions » transportant l’aide humanitaire vers la partie est de la ville tenue par les rebelles. Ce secteur abrite 250.000 civils et est bombardé sas relâche depuis fin septembre par les avions syriens et russes. « Toute pause dans les hostilités est positive pour la population […] mais nous avons besoin de plus de temps pour mettre en route la machine humanitaire », a ajouté Stéphane Dujarric en rappelant que l’ONU réclamait des pauses de 48 heures au moins.

Même son de cloche du côté de Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l’UE. « Bien sûr c’est une étape positive, mais ce que nous disent les agences humanitaires, c’est que 12 heures seraient nécessaires », pour permettre l’accès des convois, a-t-elle nuancé. « Il y a encore un peu de travail pour trouver un terrain d’entente », a-t-elle ajouté lors d’une réunion avec ses homologues des Etats membres à Luxembourg.

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