Syrie: L'UE n'envisage pas de sanction contre la Russie

POLITIQUE Federica Mogherini a souligné que l’UE disposait de « beaucoup d’autres instruments » hormis les sanctions…

20 Minutes avec AFP

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La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini
La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini — JOHN THYS / AFP

L’Union européenne n’envisage pas de sanctions contre la Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, a déclaré la chef de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini.

Cette annonce intervient alors que les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l’UE sont réunis ce lundi à Luxembourg, notamment pour discuter du siège d’Alep en Syrie.

L’UE, toutefois, pourrait décider de sanctions supplémentaires contre le régime syrien, a ajouté Federica Mogherini.

De nouvelles sanctions contre le régime Assad ?

« J’ai vu que cela a été beaucoup évoqué dans les médias, mais pas dans nos réunions. Dans aucune d’elles, la question (de sanctions contre la Russie) n’a été soulevée par un seul Etat membre », a affirmé Federica Mogherini devant la presse à son arrivée à la réunion.

Elle n’a toutefois pas exclu que soient débattues des sanctions contre le régime Assad qui viendraient en complément de celles déjà en vigueur. « Il y a des discussions là-dessus, bien sûr, ça fait partie des possibilités », a-t-elle dit.

Lors de cette réunion, où le dossier syrien devait accaparer la majeure partie des débats, « nous examinerons toutes les options qui permettront de faire pression beaucoup plus fort encore sur le régime de Bachar al-Assad mais aussi sur ses alliés », a déclaré de son côté Jean-Marc Ayrault, chef de la diplomatie française.

Washington laisse planer le doute

Federica Mogherini a tenu à souligner que l’UE disposait de « beaucoup d’autres instruments » hormis les sanctions. Elle a réinsisté sur la nécessité d’une solution politique à la guerre et le libre accès des convois humanitaires aux victimes.

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Sur d’éventuelles sanctions contre la Russie, déjà dans le viseur de l’UE pour son rôle en Ukraine et l’annexion de la Crimée en 2014, « nous ne trouverons pas de consensus, ce n’est pas le bon moment, ça serait contre-productif », a souligné le Luxembourgeois Jean Asselborn.

Dimanche à Londres, où étaient réunis des pays soutenant l’opposition syrienne, le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait déclaré des « crimes contre l’humanité » étaient perpétrés lors des frappes contre les quartiers d’Alep tenus par les rebelles.

Il a prévenu que des « mesures supplémentaires » étaient envisagées contre « le régime et ceux qui le soutiennent ».