Syrie: Washington et Londres envisagent de nouvelles sanctions en réaction au siège d'Alep

DIPLOMATIE Les États-Unis et le Royaume-Uni réfléchissent à de nouvelles sanctions économiques contre la Syrie et la Russie en réaction aux bombardements contre les civils à Alep...

20 Minutes avec AFP

— 

Boris Johnson et John Kerry lors d'un point presse sur les possibles sanctions envers les régimes syrien et russe
Boris Johnson et John Kerry lors d'un point presse sur les possibles sanctions envers les régimes syrien et russe — Justin Tallis/AP/SIPA

Les États-Unis et le Royaume-Uni ont averti dimanche que les Occidentaux envisageaient de nouvelles sanctions économiques ciblées contre la Syrie et la Russie en réaction au siège d’Alep. « Nous envisageons des sanctions supplémentaires et nous voulons nous montrer clairs, le président Obama n’a exclu aucune option pour le moment, a déclaré le secrétaire d’État américain John Kerry à l’issue d’une réunion sur la Syrie à Londres. Il a qualifié les bombardements contre les civils à Alep de « crimes contre l’humanité ».

>> Syrie: Des rebelles appuyés par la Turquie prennent Dabiq, ville symbolique pour Daech

Un devoir d’épuiser toutes les solutions diplomatiques

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a pour sa part déclaré que de nombreuses mesures avaient été proposées, « dont des mesures supplémentaires contre le régime et ses soutiens ». Mais la possibilité d’une action militaire a été minimisée, et John Kerry a ajouté qu’il était de son devoir d’épuiser toutes les solutions diplomatiques : « Nous discutons de tous les mécanismes à notre disposition mais je ne vois nulle part en Europe un grand appétit pour partir en guerre. »

>> Accusations de crimes de guerre en Syrie: Poutine répond à Hollande (et tacle les Occidentaux)

L’arrêt des bombardements, un préalable aux discussions

Egalement présent, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a expliqué que beaucoup d’initiatives avaient été abordées, et qu’il y avait un large consensus sur la nécessité des pressions. Evoquant la réunion de Lausanne la veille qui a réuni Washington, Moscou et les principaux pays de la région impliqués dans le conflit, il a confié que la tentative d’aboutir à un cessez-le-feu avait échoué face à l’impossibilité de s’entendre sur l’arrêt des bombardements contre Alep : « On voit que le régime avec l’appui russe a d’autres objectifs. Nous sommes toujours prêts à parler avec les Russes et avec les Iraniens mais nous exigeons ce préalable qui est l’arrêt des bombardements ».