Syrie: Hollande et Merkel exhortent Poutine à opter pour un cessez-le-feu, Ayrault opposé à des sanctions contre la Russie

CONFLIT Les initiatives se sont multipliées ce mercredi pour tenter de trouver une solution à la crise...

20 Minutes avec AFP

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Le président russe Vladimir Poutine (g), le président français François Hollande (c) et la chancelière allemande Angela Merkel au sommet du G20 à Saint-Petersbourg le 6 septembre 2013
Le président russe Vladimir Poutine (g), le président français François Hollande (c) et la chancelière allemande Angela Merkel au sommet du G20 à Saint-Petersbourg le 6 septembre 2013 — Eric Feferberg AFP

Le dossier syrien préoccupe Paris et Berlin. Lors d’une conférence téléphonique, François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont exhorté ce mercredi le président russe Vladimir Poutine à œuvrer en faveur d’ un cessez-le-feu en Syrie.

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Le président « a saisi l’occasion » d’un entretien essentiellement consacré à la crise ukrainienne « pour rappeler sa position sur la Syrie au président Poutine sur l’urgence absolue d’un cessez-le-feu et d’un accès à l’aide humanitaire. Il a été soutenu clairement par la chancelière », a précisé l’entourage du chef de l’Etat.

Ayrault pas favorable à des sanctions contre la Russie

Les initiatives se sont multipliées mercredi pour tenter de trouver une solution à la crise syrienne, alors que la ville d’Alep est écrasée sous les bombes du régime de Bachar Al Assad, avec le soutien de son allié russe. Moscou a ainsi annoncé une rencontre internationale samedi à Lausanne sur la Syrie réunissant les chefs de la diplomatie russe et américaine Sergueï Lavrov et John Kerry ainsi que plusieurs ministres des Affaires étrangères de pays de la région. Une nouvelle réunion internationale se tiendra le lendemain à Londres, en présence du secrétaire d’Etat américain John Kerry.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault s’est par ailleurs dit peu favorable à des sanctions dans l’immédiat contre la Russie ou l’Iran, soutiens du régime syrien. « La priorité n’est pas de rentrer dans un cycle de sanctions pour les sanctions », a déclaré le ministre interrogé sur cette éventualité lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre à Rome avec ses homologues italien Paolo Gentiloni et allemand Frank-Walter Steinmeier.