Syrie: «Niet»... La Russie met son veto à la résolution de la France à l'ONU

GUERRE Moscou soutient un autre texte qui réclame une cessation des hostilités sans évoquer ces bombardements, et qui a lui aussi été rejeté...

20 Minutes avec AFP

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Photo prise le 8 octobre 2016 du quartier d'Awijah à Alep, en Syrie.
Photo prise le 8 octobre 2016 du quartier d'Awijah à Alep, en Syrie. — AFP

C’est niet. La Russie a mis son veto ce samedi soir à la résolution de la France sur la Syrie à l’ONU, empêchant son adoption.

Deux textes rivaux

Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies devait se pencher sur deux textes rivaux appelant à un cessez-le-feu à Alep. Sur les quinze pays membres du Conseil de sécurité, seuls la Russie et le Venezuela se sont opposés à la proposition française. La Chine et l’Angola se sont abstenus. Les onze autres pays du Conseil, dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni, ont soutenu le texte.

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L’une de ces résolutions est défendue par la France qui appelle à la fin des raids dans la deuxième ville de Syrie. L’autre l’est par la Russie, soutien principal du régime syrien, qui réclame une cessation des hostilités sans évoquer ces bombardements.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a d’ailleurs rejeté le projet de résolution russe. Neuf des 15 pays membres du Conseil de sécurité ont rejeté le texte, dont la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Le Venezuela, l’Egypte et la Chine ont voté avec la Russie pour soutenir son texte, tandis que l’Angola et l’Uruguay se sont abstenus.

Pour Hollande, un pays qui met son veto se discrédite

Le chef de l’Etat, François Hollande, a estimé ce samedi à Tulle (Corrèze) qu’un pays qui mettrait son veto au texte français « serait discrédité aux yeux du monde. Il serait responsable de la poursuite des exactions. »

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit exiger « une action immédiate pour sauver Alep », avait déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, juste avant le vote sur le texte de la France. « Je n’ignore pas les manœuvres notamment venant de la Russie pour retarder la décision mais ce n’est pas acceptable compte tenu de ce qui est en train de se passer là-bas », avait ajouté Jean-Marc Ayrault.

Alep est le principal enjeu du conflit qui ravage la Syrie depuis cinq ans, faisant plus de 300 000 morts et provoquant la pire tragédie humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale.