Syrie: Washington suspend ses pourparlers avec Moscou

CONFLIT « Tout le monde est à bout de patience avec la Russie », a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche...

20 Minutes avec AFP

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L'ancien hôpital Kindi, dans le nord d'Alep, le 2 octobre 2016
L'ancien hôpital Kindi, dans le nord d'Alep, le 2 octobre 2016 — GEORGE OURFALIAN / AFP

A bout de patience, les Etats-Unis ont annoncé ce lundi qu’ils suspendaient leurs pourparlers avec la Russie sur un cessez-le-feu en Syrie. Cette annonce a été faite après la destruction totale du plus grand hôpital du secteur rebelle d’Alep dans un bombardement aérien.

Rupture des pourparlers

Le régime syrien mène depuis onze jours, avec l’aide de la Russie, une vaste offensive pour reprendre cette partie d’Alep, au prix de bombardements massifs qui ont suscité l’indignation des pays occidentaux.

« Tout le monde est à bout de patience avec la Russie », a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest. « Il n’y a plus rien dont les Etats-Unis et la Russie puissent parler » à propos de la Syrie, a-t-il ajouté. Moscou a assuré peu après « regretter » la décision de Washington.

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Les Etats-Unis ont par ailleurs annoncé qu’ils avaient procédé lundi à une frappe aérienne près d’Idleb (nord-ouest) visant un responsable « important » d’Al-Qaïda en Syrie, alors qu’ils sont accusés par Moscou de chercher à protéger l’ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie, l’organisation jihadiste Front Fateh al-Cham (ex-Front Al-Nosra). Le Pentagone n’a pas précisé s’il avait été tué et n’a pas dévoilé son identité.

Une coopération stratégique

Malgré la suspension de leurs tractations sur la Syrie, les Etats-Unis et la Russie vont continuer à échanger des informations à travers le mécanisme de « deconfliction » qui vise à éviter un incident entre leurs avions au-dessus de la Syrie, selon le département d’Etat et le Pentagone.

Dans le secteur rebelle de la ville septentrionale d’Alep, décrit comme « l’enfer sur Terre » par l’ONU qui évoque « la plus grave catastrophe humanitaire jamais vue en Syrie », le plus grand hôpital a été complètement détruit lundi par des raids.

L’auteur des raids inconnu

Moscou s’est félicité de la « grande efficacité » de ses frappes, démentant tout bombardement d’hôpital ou d’école malgré les accusations des Occidentaux. « L’hôpital a été visé directement par des raids aériens », a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

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