Syrie: Kerry frustré que sa diplomatie n'ait pas été soutenue par une action militaire

ETATS-UNIS En août 2013, Barack Obama avait renoncé à une action militaire contre le régime de Bachar al-Assad...

M.C. avec AFP
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John Kerry en septembre 2016.
John Kerry en septembre 2016. — Matthew Healey / AFP

«C'est extrêmement frustrant», confie  dans le document sonore. Le secrétaire d'Etat américain a regretté que ses initiatives diplomatiques pour mettre un terme   n'aient pas été soutenues par une action militaire des Etats-Unis, selon  .

Dans cet enregistrement, réalisé la semaine dernière, John Kerry se plaint auprès d'une organisation de civils syriens que son appel à agir militairement contre le régime de Bachar al-Assad n'ait pas été entendu. «Je pense que vous faites allusion à trois ou quatre personnes au gouvernement qui ont tous défendu l'usage de la force, et j'ai perdu», déclare-t-il aux civils syriens. «J'ai défendu l'usage de la force (...) mais les choses ont évolué différemment».

Kerry fait porter la responsabilité au Congrès américain

John Kerry avait poussé en privé le président  à prendre des mesures plus fortes en Syrie, pour soutenir les initiatives diplomatiques internationales et pousser Assad vers la sortie afin de mettre fin à la sanglante guerre civile. Mais le chef de la diplomatie américaine faisait toujours attention en public à présenter un front uni avec la Maison Blanche, surtout dans ses efforts avec Moscou pour contenir les forces syriennes et trouver un espace de dialogue politique.

En août 2013, après qu'Assad eut été accusé d'avoir utilisé des armes chimiques contre des civils, John Kerry avait tenu un discours offensif qui semblait augurer de représailles militaires américaines. Mais  quelques heures plus tard. Le secrétaire d'Etat fait référence à ce discours dans l'enregistrement mais fait porter au Congrès la responsabilité de refuser l'usage de la force contre Assad.

Les civils syriens, sympathisants de la rébellion contre Assad, ont de leur côté exprimé à John Kerry leur frustration de voir que les actions américaines en Syrie visent à combattre le groupe Etat islamique et pas Assad ou ses alliés.