L'ONU lance une enquête après le raid contre un convoi humanitaire en Syrie

SYRIE La Maison Blanche avait dit tenir le gouvernement russe pour responsable, des allégations démenties par Moscou...

20 Minutes avec AFP
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Un convoi humanitaire touché par une frappe aérienne en Syrie près d'Alep, le 20 septembre 2016.
Un convoi humanitaire touché par une frappe aérienne en Syrie près d'Alep, le 20 septembre 2016. — Omar haj kadour / AFP

L’ONU veut faire toute la lumière sur . Pour ce faire, l’ONU a annoncé ce vendredi avoir mis sur pied une commission d’enquête.

Ban appelle à la coopération

Cette attaque a fait au moins 18 morts le 19 septembre à Orum al-Koubra, dans l’ouest de la province d’Alep (nord de la ).  , qui avait nié toute implication.

La commission d’enquête va « chercher à établir les faits » et en fera rapport au secrétaire général Ban Ki-moon qui décidera de la suite à donner, a précisé le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric, sans préciser de calendrier.

Ban « exhorte toutes les parties concernées à coopérer pleinement avec la commission », a-t-il souligné.

31 camions transportant de l’aide de l’ONU et du Croissant-Rouge syrien acheminaient des secours à 78.000 personnes à Orum al-Koubra quand leur convoi a été attaqué dans la soirée du 19 septembre.

Moscou dément toute implication

L’entrepôt du Croissant-Rouge et 18 des 31 camions ont été brûlés et détruits. Le responsable local du Croissant-Rouge figure parmi les victimes.

La Maison Blanche avait dit « tenir le gouvernement russe pour responsable des frappes aériennes dans cette zone ». Des responsables militaires russes puis le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avaient démenti toute participation de leur pays à l’attaque.

Lavrov avait aussi cherché à dédouaner le régime de , affirmant que « l’attaque a été menée de nuit et que les avions syriens n’ont pas cette capacité ».

Le bombardement du convoi humanitaire, après le bombardement par erreur de soldats syriens par la coalition internationale menée par les Etats-Unis, avait donné le coup de grâce à une trêve négociée par Moscou et Washington.