Syrie : Obama et Merkel condamnent les raids «barbares» russes et syriens sur Alep

MONDE Malgré le drame humanitaire, il n'y a aucun espoir pour une nouvelle trêve...  

20 Minutes avec AFP

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Un convoi humanitaire touché par une frappe aérienne en Syrie près d'Alep, le 20 septembre 2016.
Un convoi humanitaire touché par une frappe aérienne en Syrie près d'Alep, le 20 septembre 2016. — Omar haj kadour / AFP

Le torchon diplomatique brûle. Le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont fermement condamné jeudi les raids «barbares» menés par les armées russe et syrienne sur l'est d'Alep, partie rebelle de la deuxième ville de Syrie, 10 jours après le bombardement d'un convoi humanitaire.

«Le président et la chancelière ont fortement condamné les raids aériens barbares des Russes et du régime syrien sur l'est d'Alep, une zone où habitent des centaines de milliers de civils, dont la moitié sont des enfants», a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué, après une discussion téléphonique entre les deux dirigeants. Ils sont convenus que la Russie et le régime syrien «portent une responsabilité spéciale pour mettre un terme aux combats en Syrie et pour accorder un accès humanitaire de l'ONU aux zones assiégées et difficiles d'accès dans le pays».

«La plus grave catastrophe humanitaire»

Malgré les appels de toutes parts à arrêter le déluge de feu à Alep, la Russie a indiqué n'avoir aucune intention d'interrompre la guerre malgré une catastrophe humanitaire en cours dans cette ville martyre.

Elle fait face à «la plus grave catastrophe humanitaire jamais vue en Syrie» en cinq ans et demi de guerre, s'est insurgé jeudi le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Stephen O'Brien.

Et les deux plus grands hôpitaux d'Alep ont suspendu leurs activités mercredi après avoir été endommagés, l'un par un raid, l'autre par un tir d'artillerie, a annoncé la Syrian American Medical Society (SAMS), l'ONG basée aux Etats-Unis qui les gère.

Quelque 600 personnes blessées ne peuvent actuellement pas être soignées à Alep en raison du manque de personnel ou de matériel adéquat, a déploré l'envoyé spécial adjoint de l'ONU sur la Syrie Ramzy Ezzeldin Ramzy.

La guerre en Syrie a débuté en 2011 après la répression sanglante de manifestations pro-démocratie. Elle a fait plus de 300.000 morts et provoqué la pire tragédie humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale.