Le régime syrien approuve l'accord de trêve russo-américain

CONFLIT Il «y aura une cessation des hostilités dans la ville d'Alep pour des raisons humanitaires»...

Laure Beaudonnet

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Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov avec l'envoyé spécial de l'ONU Staffan de Mistura à Genève le 10 septembre 2016
Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov avec l'envoyé spécial de l'ONU Staffan de Mistura à Genève le 10 septembre 2016 — XINHUA/SIPA

Le gouvernement de Damas a approuvé l’accord de trêve russo-américain qui doit entrer en vigueur lundi entre régime et rebelles, a rapporté l’agence officielle Sana, citant des « sources informées ».

« Le gouvernement syrien a approuvé l’accord russo-américain (…) dont l’un des objectifs est de parvenir à une solution politique à la crise en Syrie », a indiqué l’agence, précisant qu’il « y aura une cessation des hostilités dans la ville d’Alep pour des raisons humanitaires ».

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Il prévoit entre autres la « démilitarisation » de la route du Castello

L’accord porte notamment sur une cessation des hostilités sur l’ensemble des fronts entre régime et rebelles, notamment dans cette deuxième ville du pays. Il prévoit entre autres la « démilitarisation » de la route du Castello, au nord d’Alep et qui était un ancien axe de ravitaillement pour les rebelles avant que le régime n’en reprenne le contrôle le 17 juillet, les assiégeant de facto. Il stipule que c’est à travers cette route-là que sera acheminée l’aide humanitaire à la cité.

« Le gouvernement syrien a eu connaissance de l’ensemble de l’accord et l’a approuvé », ont indiqué les sources non identifiées par Sana. Plus tôt dans la journée, l’opposition syrienne en exil avait indiqué sur son site Internet ne « pas avoir reçu une copie officielle de l’accord russo-américain ».

Washington doit convaincre les rebelles de se dissocier de groupes djihadistes

Une membre de l’opposition, Bassma Kodmani, avait réagi avec circonspection à l’annonce de l’accord qui pourrait en outre déboucher sur une coopération militaire inédite contre les djihadistes.

Washington doit convaincre les rebelles de se dissocier de groupes djihadistes alliés dans les provinces d’Alep et Idleb (nord-ouest), notamment le Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra qui a renoncé à son rattachement à Al-Qaïda) mais reste considéré comme un groupe « terroriste » par Moscou et Washington.