Etats-Unis et Russie annoncent un plan pour une trêve en Syrie

MONDE Elle devrait démarrer dans la nuit de dimanche à lundi, et si elle tient, être suivie de frappes communes contre les forces djihadistes...

20 Minutes avec AFP

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Les chefs de la diplomatie américaine et russe, John Kerry et Sergeï Lavrov.
Les chefs de la diplomatie américaine et russe, John Kerry et Sergeï Lavrov. — SIPANY/SIPA

Les négociations ont été longues et difficiles, mais un accord a été trouvé vendredi soir. Les chefs de la diplomatie américaine et russe ont convenu d’un plan pour une trêve en Syrie devant débuter dès la fin du week-end, a annoncé John Kerry samedi après une journée marathon de négociations à Genève.

Le début de la trêve coïncidera avec l’Aïd el-Adha, la principale fête musulmane, dans la nuit de dimanche à lundi, a précisé Kerry, qui s’exprimait aux côtés de son homologue russe Sergueï Lavrov.

Des frappes communes prévues

Si cette trêve dure « une semaine », les forces américaines accepteront de collaborer en Syrie avec l’armée russe sur des frappes coordonnées, a-t-il souligné. « Nous nous mettrons d’accord sur les frappes contre les terroristes réalisées par les forces aériennes russes et américaines. Nous nous sommes mis d’accord sur les zones où ces frappes seront coordonnées », par un centre russo-américain qui sera créé à cet effet, a souligné Lavrov.

Cette coopération était réclamée de longue date par Moscou, alors que les Etats-Unis et la Russie soutiennent des camps opposés dans ce conflit qui a fait plus de 290.000 morts depuis 2011. « Les Etats-Unis et la Russie annoncent un plan qui, nous l’espérons, permettra de réduire la violence » et d’ouvrir la voie « à une paix négociée et à une transition politique en Syrie », a déclaré John Kerry.

« Les Etats-Unis acceptent de faire un pas supplémentaire car nous pensons que la Russie et mon collègue (Sergueï Lavrov, ndlr) ont la capacité de faire pression sur le régime (du président syrien) Assad pour mettre fin à ce conflit et venir à la table des négociations », a précisé le chef de la diplomatie américaine.