L'OIAC estime que Daesh est en mesure de fabriquer ses propres armes chimiques

MENACE L’OIAC fait état du recours persistant aux armes chimiques dans les combats qui ravagent la Syrie...

Clémence Apetogbor

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Un soldat de l'armée syrienne tient le drapeau de Daesh devant l'un des sites antiques de la ville de Palmyre, reprise dimanche 27 mars, par les troupes pro-gouvernementales. AFP PHOTO / STR
Un soldat de l'armée syrienne tient le drapeau de Daesh devant l'un des sites antiques de la ville de Palmyre, reprise dimanche 27 mars, par les troupes pro-gouvernementales. AFP PHOTO / STR — AFP

Des signes « extrêmement inquiétants » laissent à penser que l’organisation Etat islamique est en état de fabriquer ses propres armes chimiques en Syrie et en Irak, a assuré mardi le directeur général de l’OIAC.

« Il est possible qu’ils les aient produites eux-mêmes, ce qui est extrêmement inquiétant », a affirmé Ahmet Üzümcü à l’AFP : « Cela veut dire qu’ils ont la technologie, le savoir-faire et l’accès aux substances qui pourraient être utilisées pour la production d’armes chimiques. »

Les installations de Daesh visées par la coalition

Le patron de la CIA John Brennan avait estimé en février à l’antenne de CBS News que les combattants de Daesh avaient la capacité de fabriquer de petites quantités de chlore et de gaz moutarde.

La coalition internationale contre Daesh a mené des frappes début mars contre des installations du groupe, dégradant « la capacité de l’EI à produire des armes chimiques », selon le porte-parole du Pentagone Peter Cook.

 

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Les équipes d’enquêteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avaient trouvé des preuves selon lesquelles du gaz moutarde avait été utilisé en août en Irak et en Syrie, notamment à Marea, dans la province d’Alep.

Forts soupçons

L’OIAC fait état depuis plusieurs mois du recours persistant - sans se prononcer sur les responsables - au gaz sarin, au gaz moutarde ou au chlore dans les combats qui ravagent la Syrie depuis cinq ans et ont fait plus de 260.000 morts.

« Il y a de forts soupçons que les djihadistes aient pu faire usage » des armes chimiques, a néanmoins assuré Ahmet Üzümcü, refusant de mentionner des attaques spécifiques.

 

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Début avril, la Russie et la Chine avaient proposé au Conseil de sécurité une résolution visant à empêcher l’acquisition d’armes chimiques par des groupes extrémistes dans les pays voisins de la Syrie comme l’Irak et la Turquie.