Syrie: 14 civils tués dans le bombardement d'un hôpital par les forces gouvernementales

PROCHE-ORIENT Washington a immédiatement condamné un acte «abject»...

20 Minutes avec AFP

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Des secours évacuent un blessé à Alep, en Syrie, après des frappes aériennes gouvernementales sur un hôpital qui ont fait au moins 14 morts.
Des secours évacuent un blessé à Alep, en Syrie, après des frappes aériennes gouvernementales sur un hôpital qui ont fait au moins 14 morts. — AMEER ALHALBI / AFP

Au moins 14 civils ont été tués mercredi soir lors d'un raid aérien des forces gouvernementales syriennes contre un hôpital et un immeuble résidentiel contrôlés par la rébellion à Alep, dans le nord du pays, a annoncé la défense civile.

«Au moins 14 personnes ont été tuées ce soir par des frappes aériennes contre l'hôpital al Quds et un immeuble résidentiel voisin dans le quartier d'al Sukkari, à l'est d'Alep», a indiqué à l'AFP la défense civile.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a confirmé que les raids avaient été conduits par «des avions du régime» de Damas. L'unique pédiatre des quartiers est d'Alep, contrôlés par les rebelles, est au nombre des morts, selon le correspondant de l'AFP. La plupart des patients de cet hôpital sont âgés et atteints de maladies chroniques. L'établissement a été très sévèrement endommagé, a-t-on constaté.

Une «tendance abjecte», selon Washington

Mark Toner, porte-parole du département d'Etat américain, a exprimé son horreur devant «de multiples frappes aériennes». Il a souligné que ces frappes reflétaient «une tendance abjecte» dans les tactiques employées par le régime de Bachar al-Assad, où des personnels médicaux sont délibérément visés dans les zones tenues par les rebelles.

Le porte-parole a rendu hommage au groupe de défense civile, surnommé «les casques blancs», pour le travail accompli depuis le début du conflit il y a cinq ans et les nombreux civils qu'ils ont sauvés.

100 civils tués en une semaine

Ces derniers jours, les bombardements dans la province d'Alep, notamment dans la ville éponyme, coupée en deux depuis 2012, se sont multipliés, provoquant la mort de plus d'une centaine de civils depuis vendredi.

Mercredi encore, avant les raids sur l'hôpital al Quds, 16 personnes avaient péri dans les bombardements qui ont visé aussi bien les quartiers rebelles que les quartiers contrôlés par le régime, selon un média syrien et des secouristes. Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, plus de 270.000 personnes sont mortes et plus de la moitié de la population a été déplacée.