Détruit par Daesh en Syrie, l'Arc de Triomphe de Palmyre renaît à Trafalgar Square à Londres

MONUMENTS Cette copie a été réalisée en six heures grâce à la technologie de l’impression 3D…

20 Minutes avec AFP

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Une copie en marbre égyptien de l'Arc de Triomphe de Palmyre en Syrie à Trafalgar Square à Londres.
Une copie en marbre égyptien de l'Arc de Triomphe de Palmyre en Syrie à Trafalgar Square à Londres. — JUSTIN TALLIS

C’est tout un symbole. Une copie en marbre égyptien de l’Arc de Triomphe de Palmyreen Syrie, détruit par le groupe Etat islamique (EI), a été assemblée à Trafalgar Square à Londres pour signifier « qu’on peut faire renaître ce qui a été annihilé ».

Cette copie restera à Trafalgar Square jusqu’à jeudi avant d’être exposée à Dubaï et New York.

Grâce à l’impression 3D

La reconstruction, qui s’inscrit dans les célébrations de la semaine du Patrimoine mondial de 2016, a été réalisée ce lundi en six heures par l’Institut de l’archéologie numérique d’Oxford. Elle a été inaugurée mardi sur la célèbre place du centre de Londres.

Créée notamment grâce à la technologie de l’impression 3D, cette copie pèse presque 11 tonnes et fait près de six mètres de haut. Elle a été fabriquée en Italie avec du marbre égyptien.

« Les terroristes ne doivent pas pouvoir détruire ce genre d’édifices de notre mémoire culturelle collective », a déclaré le directeur de l’Institut de l’archéologie numérique d’Oxford Roger Michel.

Pour Boris Johnson, « l’avenir de la Syrie dépend de la protection de son passé »

« Recréer les choses de cette manière permet d’effacer les images de leur destruction. Nous envoyons le message qu’on peut faire renaître ce qui a été annihilé », a-t-il ajouté pendant l’inauguration suivie par plusieurs centaines de curieux.

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Le maire de Londres Boris Johnson s’est dit « très fier » que la capitale britannique accueille cette copie « pour s’opposer à cette violence et partager l’expérience de cet artefact irremplaçable ». « Nous sommes ici aujourd’hui solidaires du peuple syrien. Nous savons tous que l’avenir de la Syrie dépend de la protection de son passé », a-t-il souligné.

Sur le site antique syrien, il ne reste de l’Arc de Triomphe, datant de l’empereur romain Septime Sévère (IIIe siècle), que deux piliers. Mais la partie centrale et les arches sont à terre, détruits par Daesh.