Syrie: Des journalistes pris pour cible à la frontière turque malgré le cessez-le-feu

CONFLIT Des reporters, encadrés par des forces spéciales russes, ont été visés par des bombardements...

H. B.

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L'artillerie turque tire vers le nord de la Syrie depuis la frontière turco-syrienne, le 16 février 2016.
L'artillerie turque tire vers le nord de la Syrie depuis la frontière turco-syrienne, le 16 février 2016. — Halit Onur Sandal/AP/SIPA

Le cessez-le-feuen Syrie semble bien fragile. Ce mardi, un groupe de journalistes, qui effectuait un reportage  dans la province de Latakia en Syrie, non loin de la frontière turque, a été pris pour cible par des tirs d’artillerie.

Les journalistes ont trouvé refuge derrière des blindés avant d’être évacués à bord de véhicules de l’armée russe.

Le groupe, composé de 33 journalistes originaires de Bulgarie, du Canada, de Chine, d’Allemagne, de Grèce, de Russie et des Etats-Unis devait effectuer une visite de la base aérienne de Latakia, organisée par le ministère russe de la Défense. Ils étaient en train de visiter le bourg de Kinsibba lorsqu’ont retenti les bombardements.

Le Front Al-Nosra serait à l’origine des tirs

Selon l’armée syrienne, c'est le Front Al-Nosra, la branche d'Al-Qaïda en Syrie, qui serait à l'origine de ces bombardements. Ce mouvement islamiste est exclu du cessez-le-feu négocié la semaine dernière entre Russes, Américains et Syriens.

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Plusieurs membres du groupe, notamment des Bulgares, des Canadiens et des Chinois ont été légèrement blessés. Raymond Saint-Pierre, journaliste canadien, était présent. Il a été blessé à la main, au coude et au genou.

 Sur la radio canadienne ICI RDI, le reporter explique que le groupe de journalistes a « soudainement fait l’objet d’un bombardement ». « Ça fait cinq ans que ce pays est en guerre et il y a peu d’endroits en Syrie où on est vraiment en sécurité », a précisé le reporter habitué aux zones de guerre.