Syrie: La Russie nie toute implication dans les bombardements qui ont visé des hôpitaux et des écoles

RUSSIE La Russie critique vertement ceux qui l'accusent d'être liée aux bombardements...

20 Minutes avec AFP

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Un bâtiment abritant un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF), le 15 février 2016 à  Maaret al-Noomane en Syrie
Un bâtiment abritant un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF), le 15 février 2016 à Maaret al-Noomane en Syrie — STRINGER AFP

La Russie est formelle : elle n’est en aucune manière impliquée dans les bombardements visant deux écoles et cinq hôpitaux syriens, qui ont fait lundi une cinquantaine de morts, dont des enfants.

« Encore une fois, nous démentons catégoriquement de telles allégations d’autant plus que ceux qui font de telles déclarations ne parviennent jamais à les prouver », a dit Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. Il a ainsi et indirectement critiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui a imputé les bombardements à la Russie.

Quelle source d’information ?

Il faut « remonter à la source originale et pour nous dans ce cas, la source première d’information sont les représentants officiels syriens », a estimé Dmitri Peskov. Ceux-ci « ont fait un certain nombre de déclarations aujourd’hui sur ce sujet, où ils ont réitéré leurs positions sur qui pourrait être derrière ces bombardements », a-t-il précisé.

Dmitri Peskov faisait directement référence à l’ambassadeur syrien à Moscou, qui a désigné lundi soir l’aviation américaine comme responsable de la destruction d’un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) dans la région d’Idleb, assurant que « les renseignements recueillis » montraient que « l’aviation russe n’a rien à voir avec tout ça ».

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Des violations du droit international

De son côté, MSF a annoncé que sept personnes au moins avaient été tuées et que huit autres étaient portées disparues à la suite d’un tir contre un hôpital qu’il soutient dans la région de Maaret al-Noomane, à 280 km au nord de Damas.

Ces attaques ont été fermement condamnées par l’ONU, l’Union européenne, la France et les Etats-Unis. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a tonné contre « des violations flagrantes du droit international », sans attribuer la responsabilité des tirs de missiles.