Syrie: L'ONU adopte à l'unanimité une résolution soutenant un plan de paix

DIPLOMATIE Le Conseil de sécurité a adopté une résolution qui envisage des négociations de paix en Syrie entre pouvoir et opposition à partir de «début janvier»...

20 Minutes avec AFP

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Réunion du Conseil de sécurité le 17 décembre à New York.
Réunion du Conseil de sécurité le 17 décembre à New York. — AFP

Un pas de plus vers la résolution du conflit en Syrie. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté ce vendredi à l’unanimité une résolution qui envisage des négociations de paix en Syrie entre pouvoir et opposition à partir de « début janvier ».

Ce projet, dont l’AFP a eu copie, demande au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon de « réunir des représentants du gouvernement syrien et de l’opposition afin qu’ils entament des négociations formelles sur un processus de transition politique de manière urgente ».

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Un gouvernement de transition dans les six mois

Le projet reprend tous les éléments de la feuille de route mise au point par les grandes puissances lors de leurs réunions en octobre et novembre à Vienne (et ce vendredi à New York) sur la transition politique dans ce pays qui subit depuis quatre ans et demi un terrible conflit (plus de 250 000 morts et des millions de réfugiés).

Ainsi, le Conseil de sécurité « soutient un cessez-le-feu sur tout le territoire syrien », qui devra entrer en vigueur dès que pouvoir et opposition « auront fait les premiers pas vers une transition politique ». Il exprime aussi « son soutien à des élections libres et équitables ». Outre la rencontre opposition/régime et un cessez-le-feu, la feuille de route de Vienne prévoit un gouvernement de transition dans les six mois, ainsi que des élections dans les 18 mois.

Quel sort pour Bachar al-Assad ?

La résolution demande à l’ONU de préparer dans un délai d’un mois des « options » pour mettre en place un « mécanisme de surveillance et de vérification » du cessez-le-feu. Elle précise que le cessez-le-feu « ne s’appliquera pas aux actions offensives ou défensives » contre les groupes extrémistes comme l’organisation de l’Etat islamique (EI) et le front Al-Nosra.

Le Conseil appelle à ce propos à « éradiquer le refuge qu’ils ont établi » sur de larges territoires en Syrie. Le projet ne dit rien du sort qui serait réservé dans la transition politique au président Bachar al-Assad, dont les Occidentaux souhaitent le départ, contrairement à la Russie.