Syrie: Pour le Royaume-Uni, Bachar al-Assad « doit partir »

DIPLOMATIE Samedi des pourparlers se tiendront à Vienne pour évoquer la transition politique en Syrie…

20 Minutes avec AFP

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Le président syrien Bachar al-Assad, le 19 décembre 2006, à Moscou
Le président syrien Bachar al-Assad, le 19 décembre 2006, à Moscou — Yuri Kadobnov AFP

Quand Vladimir Poutine pinaille sur le sort du président syrien Bachar al-Assad, le Royaume-Uni, lui, se montre plus ferme. En déplacement à Prague à l’occasion de pourparlers internationaux qui débuteront demain, le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond a déclaré, sans ambages : « Bachar al-Assad doit partir, dans le cadre de la transition en Syrie ».

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« Nous restons très clairs : nous n’allons pas chercher à détruire les institutions gouvernementales en Syrie. Nous disons clairement que nous souhaitons maintenir ces institutions », a-t-il insisté. Les discussions qui débuteront samedi à Vienne consistent à amorcer les contours d’une transition politique en Syrie, ravagée par quatre ans et demi de guerre.

Vladimir Poutine, de son côté, a déclaré vendredi qu’il ne se sentait pas le « droit » de demander au président al-Assad de quitter le pouvoir comme l’exigent les pays occidentaux et arabes.

La Russie et l’Iran, soutiens indéfectibles du régime de Damas, ne sont pas d’accord avec les États-Unis et leurs alliés européens et arabes sur le sort à réserver à Bachar al-Assad et sur les groupes combattants pouvant être qualifiés comme « terroristes » et ceux considérés comme faisant partie de l’opposition « modérée » syrienne.