Syrie: Les Russes frappent un hôpital de campagne

GUERRE Treize personnes sont décédées...

20 Minutes avec AFP

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Une bombe larguée par un avion russe en Syrie, le 9 octobre 2015 (illustration).
Une bombe larguée par un avion russe en Syrie, le 9 octobre 2015 (illustration). — AP/SIPA

Un infirmier, un physiothérapeute, un gardien... Une frappe aérienne russe aurait touché un hôpital de campagne dans le nord-ouest de la Syrie et tué au moins 13 personnes, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). 

«Treize personnes ont été tuées par les raids aériens russes mardi ayant touché un hôpital de campagne dans la localité de Sarmine, notamment un physiothérapeute, un gardien et un membre de la Défense civile», selon cette ONG basée en Grande-Bretagne qui dispose d'un large réseau de sources à travers la Syrie.

Le ministère russe de la Défense n'a pas évoqué l'hôpital

Située dans la province d'Idleb, la clinique a été «considérablement endommagée» par les frappes, a confirmé une employée de la Syrian-American Medical Society (SAMS), qui gère l'établissement. «Hier vers 13h, une structure de la SAMS près de Sarmine, à Idleb, a été touchée. D'après les premières informations du terrain, nous avons perdu deux employés de l'hôpital». S'exprimant sous le couvert de l'anonymat, elle n'a pas précisé si les frappes avaient été conduites par des avions russes. 

Le ministère russe de la Défense a indiqué mercredi que des raids avaient été menés sur Sarmine, mais n'a pas mentionné l'hôpital. L'aviation russe a mené, depuis le début le 30 septembre de son intervention militaire en Syrie, plus de 500 raids qui ont tué plus de 370 personnes, dont au moins 127 sont des civils selon l'OSDH.

Allié du régime de Damas, Moscou affirme frapper le groupe extrémiste Etat islamique (EI) et les «autres terroristes» mais les Occidentaux et leurs alliés l'accusent de viser quasi exclusivement des provinces où le régime mène des offensives contre l'opposition considérée comme modérée, et où l'EI n'est pas présent.