Frappes en Syrie: Jean-Yves Le Drian annonce de nouvelles opérations

CONFLIT Après la destruction d’un camp d’entraînement, la France devrait réaliser de nouvelles frappes…

20 Minutes avec AFP
— 
Les ministres de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le 29 avril 2015 à l'Elysée à Paris.
Les ministres de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le 29 avril 2015 à l'Elysée à Paris. — Stephane de Sakutin AFP

La France mènera d’« autres frappes » contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, après une première opération ayant visé dimanche un camp d’entraînement de l’organisation djihadiste, a annoncé lundi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

>> A lire aussi : Frappes en Syrie : Quatre questions pour comprendre l’intervention française

« Il y aura d’autres frappes, il y aura d’autres engagements pour nous protéger, pour éviter que ces camps d’entraînement de combattants étrangers ne se poursuivent et forment des acteurs terroristes qui viendraient ici en France, ou en Europe, nous attaquer », a-t-il dit sur la chaîne d’information en continu BFMTV.

Cinq avions Rafale, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et un avion de ravitaillement C-135 ont été engagés dans l’opération qui a visé un camp d’entraînement de l’EI situé dans la vallée de l’Euphrate, au sud de Deir Ezzor (Est).

« Nous avons frappé militairement un site extrêmement sensible pour Daesh », a affirmé le ministre de la Défense, sans vouloir en dire plus sur la nature des activités visées et sur la présence éventuelle de Français ou de francophones sur place.

La région de Deir Ezzor est au carrefour de la Syrie et de l’Irak. Elle a été « le noyau stratégique » pour les djihadistes de Daesh « lorsqu’ils sont venus de l’Irak pour occuper une partie de la Syrie » et abrite « beaucoup de ressources pétrolifères », a souligné Le Drian.

« Lorsqu’on frappe ainsi, nous sommes en légitime défense, nous frappons pour nous défendre, pour assurer notre propre sécurité », a-t-il martelé.

« Nous avons les preuves que dans des camps d’entraînement de Daesh en Syrie se préparent, s’organisent des combattants étrangers dont la mission n’est pas d’aller combattre au Levant, mais de commettre des attentats en Europe et sur notre propre territoire », a insisté le ministre.

Sur la base d’interrogatoires de djihadistes de retour en France, « on a confirmation de ce qui se passe en Syrie aujourd’hui où Daesh, notre ennemi, prépare des attaques contre nous ».