Syrie: Daesh aux portes de la ville de Hassaké

MONDE La chute de Hassaké donnerait à l’EI le contrôle d’une deuxième capitale provinciale en Syrie…

20 Minutes avec AFP

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Photo de propagande de combattants djihadistes en Syrie, publiée le 4 mai.
Photo de propagande de combattants djihadistes en Syrie, publiée le 4 mai. — Non crédité / AP / Sipa

En Syrie, les jihadistes du groupe Etat islamique livraient vendredi de violents combats à l’armée du régime syrien pour tenter de capturer Hassaké. La chute de cette capitale provinciale constituerait un nouveau revers pour l’armé du régime, qui ces derniers mois a perdu ville après ville au profit des rebelles, notamment dans le nord du pays.

Le contrôle de la capitale provinciale de Hassaké est partagé pour le moment entre le régime et les forces kurdes. Son éventuelle chute donnerait à Daesh le contrôle d’une deuxième capitale provinciale en Syrie après celle de Raqa (nord), son bastion.

L’inquiétude de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme 

Vendredi, « des combats acharnés se poursuivent entre forces du régime et l’EI aux abords sud de Hassaké, l’armée de l’air bombardant violemment les positions jihadistes », selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Des familles se seraient déplacées vers les quartiers kurdes, dans le nord et l’ouest, par peur des tirs.

Depuis le début de la bataille de Hassaké, au moins 130 personnes ont péri selon l’ONG : 71 côté régime et 59 jihadistes dont onze kamikazes à bord de voitures piégées, arme de prédilection de l’EI. Daesh s’est emparé jusqu’à présent d’une prison, d’une station d’électricité - provoquant un black-out dans la ville -, et de positions militaires près de Hassaké.

100 morts en 48 heures

Ailleurs en Syrie, l’armée du régime ne cesse de larguer des barils d’explosifs sur les territoires tenus par les insurgés, tuant en 48 heures près 100 civils, dont 20 enfants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’OSDH et des militants parlent d’une campagne aérienne « punitive » contre les civils en région rebelle ; 94 civils, dont 20 enfants et 16 femmes, ont péri dans ces raids en 48 heures, selon l’ONG. Des centaines ont été blessés.

Les ONG internationales dénoncent régulièrement l’utilisation des barils d’explosifs par le régime qui dément recourir à cette arme destructrice et aveugle.