VIDEO. Syrie: Le «drame humanitaire» que vivent des réfugiés palestiniens

MONDE Les habitants du camp de réfugiés de Yarmouk, assiégés depuis plus d'un an par l'armée syrienne, sont à présent confrontés à une offensive de Daesh...

M.C.

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Les réfugiés du camp palestinien de Yarmouk, au sud de Damas.
Les réfugiés du camp palestinien de Yarmouk, au sud de Damas. — France 3

Assiégés depuis plus d'un an par l'armée syrienne, les habitants du camp de réfugiés palestinien de Yarmouk, dans le sud de Damas, endurent déjà les pires conditions: pénuries de nourriture, d'eau et de médicaments. Mais alors que les djihadistes de Daesh ont lancé mercredi une offensive sur le camp avec l'aide du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, c'est un «véritable drame humanitaire» qui se déroule «dans l'indifférence la plus totale», rapporte France 3.

 

 

Le camp de réfugiés palestiniens, qui comptait encore la semaine passée quelque 18.000 habitants, est situé à environ 7 km du centre de Damas. Près de 400 familles, soit environ 2.000 personnes, ont été évacuées après l'avancée des djihadistes, selon un responsable de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) à Damas, qui précise que «les évacuations se poursuivent dimanche et certains (habitants) se trouvent à Yalda (localité près de Yarmouk sous contrôle de l'armée), en attendant d'être dirigés vers un centre de relogement».

«Les Palestiniens payent le prix de guerres qui ne sont pas les leurs»

Le porte-parole de l'Agence des Nations unies en charge des réfugiés palestiniens (UNRWA), Christopher Guiness, a indiqué dans un communiqué que «94 civils, dont 43 femmes et 20 enfants, avaient réussi à fuir le camp (dimanche) matin après une nuit d'intenses combats». Il a appelé «toutes les parties à faire preuve d'un maximum de retenue pour permettre à d'autres, qui souhaitent partir, d'être évacués».

Depuis Ramallah, le président palestinien Mahmoud Abbas, a déploré que «les Palestiniens payent le prix de guerres et d'agressions qui ne sont pas les leurs», appelant à «trouver une solution pour protéger les habitants de Yarmouk qui n'ont rien fait pour mériter cela».