Guerre en Ukraine : Nouvelle attaque de drones russes sur Odessa

WEEK-END SPECIAL UKRAINE Des drones livrés par les Iraniens ont été utilisés par les Russes pour frapper la ville d’Odessa, sans faire de victime

20 Minutes avec AFP
— 
Les restes d'un drone de fabrication iranienne utilisé par les forces russes sur la ville d'Odessa, le 25 septembre 2022.
Les restes d'un drone de fabrication iranienne utilisé par les forces russes sur la ville d'Odessa, le 25 septembre 2022. — AFP

Les drones iraniens de plus en plus utilisés par les forces russes. La ville portuaire d’Odessa (sud de l’Ukraine) a de nouveau été attaquée avec ces moyens aériens, ont déclaré dimanche les autorités militaires ukrainiennes, sans faire état de victimes.

C’est la seconde attaque russe utilisant des drones iraniens en deux jours contre cette ville stratégique sur la mer Noire, après celle qui a tué deux civils vendredi, selon l’Ukraine, et provoqué des tensions entre Kiev et Téhéran.



Un bâtiment administratif du centre-ville a été touché par trois fois, a déclaré dimanche le commandement opérationnel sud de l’armée ukrainienne.

Un drone a été abattu et aucune victime n’a été enregistrée, selon le commandement, dont une porte-parole, Natalya Gumenyuk, a précisé à l’AFP « qu’il s’agit de drones iraniens ».

Un autre drone de fabrication iranienne abattu vendredi

Vendredi, un drone iranien Shahed-136 avait été abattu au-dessus de la mer, selon l’armée ukrainienne qui avait aussi assuré avoir abattu un autre drone de fabrication iranienne, un Mohajer-6, dans une autre zone, selon les autorités ukrainiennes. Le bilan initial de l’attaque, un mort, est ensuite passé à deux.

L’Ukraine avait annoncé le même jour qu’elle allait « réduire significativement » la présence diplomatique de l’Iran chez elle en représailles aux livraisons de drones de Téhéran à Moscou, en supprimant l’accréditation de l’ambassadeur d’Iran et en « réduisant considérablement » personnel diplomatique de l’ambassade iranienne.

Téhéran a dit regretter cette décision « basée sur des informations non fondées, relayées par la propagande des médias étrangers » contre l’Iran.