Guerre en Ukraine : La Russie bannit Google News pour diffusion de « fausses informations »

CENSURE La plateforme d’information de Google connaît le même sort que de nombreux médias et réseaux sociaux, évincés par le Kremlin

20 Minutes avec agences
Google (Illustration)
Google (Illustration) — SOPA Images/SIPA

Roskomnadzor a récemment restreint l’accès à Google News. Le régulateur russe des médias accuse le site de fournir l’accès à de « fausses » informations sur la guerre en Ukraine, ont rapporté ce mercredi les agences de presse russes.

Cette décision a été prise à la demande du Parquet général russe. Google News « assurait l’accès à de nombreuses publications et matériaux qui contiennent de fausses informations […] sur le déroulement de l’opération militaire spéciale sur le territoire ukrainien », précise un communiqué de Roskomnadzor.

Des médias et réseaux sociaux bannis

Google a confirmé que certains internautes en Russie rencontraient des difficultés pour accéder à l’application et au site Web, une situation qui n’est pas due à « des problèmes techniques » du côté du géant américain. « Nous avons travaillé dur pour que les services d’information comme News soient accessibles aux personnes en Russie aussi longtemps que possible », a souligné Google.

Depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février, le pouvoir russe a renforcé la censure sur les informations diffusées sur Internet. De nombreux médias russes et étrangers, dont la BBC, ont été interdits d’accès. Les réseaux sociaux américains Facebook et Instagram, déclarés « extrémistes » par un tribunal de Moscou, ont été bannis. L’accès à Twitter a également été restreint.

Des infractions visant les médias indépendants

Mi-mars, Roskomnadzor a accusé Google et son service vidéo YouTube d’activités « terroristes », premier pas vers un possible blocage. Les autorités ont parallèlement introduit deux nouvelles infractions pénales : l’une pour la diffusion d’informations « discréditant » l’armée russe et l’autre pour la diffusion d’informations « mensongères » sur les troupes russes.

Cette dernière infraction prévoit des peines allant jusqu’à quinze ans de prison. Elle inquiète particulièrement les opposants et les médias indépendants, qui craignent des poursuites pour toute dénonciation de l’offensive russe sur le territoire ukrainien.