Coronavirus en Russie : 244 décès en 24 heures, de plus en plus de patients dans les hôpitaux

CONTAGIONS Plus de 13.000 nouveaux cas ont été enregistrés depuis ce lundi

20 Minutes avec AFP

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Une femme enlève son masque à la sortie du métro moscovite, le 13 octobre 2020.
Une femme enlève son masque à la sortie du métro moscovite, le 13 octobre 2020. — AFP

Nouvelle hausse des décès en Russie, avec 244 morts du Covid-19 en 24 heures. L'inquiétude grimpe en même temps que les chiffres de l’épidémie dans le pays, où 90 % des lits d’hôpitaux réservés aux malades touchés par le coronavirus sont désormais occupés.

Le précédent « record » de 232 décès en 24 heures avait été enregistré le 29 mai, en plein confinement. La Russie a aussi comptabilisé pour le troisième jour consécutif plus de 13.000 nouveaux cas quotidiens, avec 13.868 contaminations répertoriées.

Les plus âgés plus touchés par cette « deuxième vague »

Au total, 1,32 million de cas ont été détectés depuis mars et 22.966 décès. Les autorités continuent de se prévaloir d’une mortalité plus faible qu’en Europe occidentale, aux Etats-Unis ou encore au Brésil. Certains critiques jugent cependant le nombre de décès russes sous-estimé, la Russie ne comptant que les cas où la maladie du Covid-19 est considérée comme la cause principale du décès.

Autre signe inquiétant, un vice-ministre russe de la Santé a déclaré ce mardi que les lits prévus pour les malades du Covid étaient proches de la saturation. « Aujourd’hui, nos lits sont occupés à quasiment 90 % », a affirmé Oleg Gridnev, lors d’une conférence, cité par l’agence de presse Ria Novosti. En outre, par rapport à la première vague de l’épidémie au printemps, les personnes âgées et fragiles sont cette fois plus touchées, selon un épidémiologiste de l’agence sanitaire russe. « Malheureusement les données de cet automne montrent que la contagion « a pris de l’âge » et s’est déplacée principalement vers les personnes de plus de 65 ans », a affirmé ce mardi Alexandre Gorelov, également cité par Ria Novosti.

Beaucoup d’espoir dans le vaccin russe

Au printemps, les seniors avaient reçu l’ordre de se confiner, ce qui n’est pas le cas actuellement. A Moscou, principal foyer épidémique, seule une recommandation en ce sens est en vigueur. Malgré la résurgence de l’épidémie, les autorités russes affirment contrôler la situation et veulent à tout prix éviter de nouvelles mesures strictes de confinement, aux effets dévastateurs pour une économie qui était déjà atone avant la pandémie.

La Russie table par ailleurs sur l’efficacité du premier vaccin au monde contre le coronavirus, baptisé Spoutnik-V, comme le premier satellite spatial fabriqué par l’Union soviétique. Il est actuellement testé sur 40.000 volontaires mais perçu avec scepticisme par de nombreux experts étrangers, notamment parce que les recherches russes n’ont pas été publiées et que le produit a été qualifié de succès inconditionnel après des tests très restreints sur quelques dizaines de personnes. Une grande partie de l’élite politique russe a dit néanmoins s’être fait vacciner, Vladimir Poutine citant notamment l’exemple de l’une de ses filles. Et le gouvernement espère le déployer massivement dans le pays avant la fin de l’année.