Russie: Un nouveau bilan de cinq morts dans l'explosion sur une base militaire

DRAME L’armée n’a pas décrit l’accident comme impliquant du combustible nucléaire

20 Minutes avec AFP

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Le logo de l'agence nucléaire russe, Rosatom.
Le logo de l'agence nucléaire russe, Rosatom. — ERIC PIERMONT / AFP

De deux à cinq… Le bilan dans le grand Nord russe s’alourdit. L’agence nucléaire russe Rosatom a annoncé ce samedi que cinq membres de son personnel avaient été tués dans l’explosion survenue sur une base de lancement de missiles, après un bilan initial de deux morts fourni par l’armée. Dans un communiqué, Rosatom précise que l’accident, survenu jeudi dans la région d’Arkhangelsk, a en outre blessé trois autres membres de son personnel atteints notamment de brûlures.

L’accident s’est produit lors de l’essai d’un « moteur-fusée à ergols liquides », avait indiqué jeudi le ministère de la Défense faisant état de deux « spécialistes morts des suites de leurs blessures » et de six autres blessés. Rosatom précise que ses personnels fournissaient de l’ingénierie et du support technique pour « la source d’énergie isotopique » du moteur du missile. Selon Rosatom, les blessés sont soignés dans « un centre médical spécialisé ».

L’armée n’a pas décrit l’accident comme impliquant du combustible nucléaire.

« Pas de contamination radioactive »

« Il n’y a pas de contamination radioactive », avait affirmé jeudi l’armée russe, ce qu’avait également déclaré à l’AFP un porte-parole du gouverneur de la région d’Arkhangelsk. Deux heures plus tard, la mairie de Severodvinsk, ville de 190.000 habitants à une trentaine de km de la base, avait toutefois assuré sur son site internet, dans un post retiré ensuite, que ses capteurs avaient « enregistré une brève hausse de la radioactivité » à 11h50, revenue ensuite à la normale. La mairie n’avait pas précisé jusqu’à quel niveau était montée la radioactivité. Selon elle, à 14 heures, les doses de radioactivité n’excédaient pas 0,11 microsievert par heure, la limite réglementaire d’exposition étant de 0,6 microsievert par heure.

Selon l’agence russe de protection des consommateurs (Rospotrebnadzor), citée par l’agence TASS, « il n’y a pas eu de niveau de pollution présentant des risques pour la santé publique ».

Les autorités n’ont publié que peu de détails sur l’accident qui a touché une base située à Nionoksa, ouverte en 1954 et spécialisée dans les essais de missiles de la flotte russe. Des missiles balistiques y sont notamment testés.