Une escort girl biélorusse menaçant de dévoiler des informations sur l'élection de Donald Trump reste en prison

RUSSIE Nastia Rybka, de son «nom de scène», avait clamé avoir des informations sur le rôle de la Russie dans l'élection présidentielle américaine...

B.C. avec AFP

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Donald Trump et Vladimir Poutine, le 11 novembre 2018 à Paris.
Donald Trump et Vladimir Poutine, le 11 novembre 2018 à Paris. — LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

La détention de l'escort girl biélorusse « Nastia Rybka », qui avait promis des révélations sur le rôle de la Russie dans les élections américaines et a été arrêtée jeudi à Moscou alors qu’elle était en transit, a été prolongée samedi de trois jours. La jeune femme devait être présentée samedi devant un tribunal mais l’audience a été reportée à la demande du parquet, qui a demandé 72 heures pour étudier l’affaire alors que les enquêteurs demandaient qu’elle soit maintenue 30 jours en détention.

« Le tribunal a décidé de prolonger la durée de sa détention de 72 heures », a déclaré la juge du tribunal moscovite de Nagatinski, Natalia Borissenkova, citée par l’agence de presse Ria Novosti. Anastasia Vachoukevitch, plus connue sous le pseudonyme de Nastia Rybka, est accusée de prostitution. « Je ne suis pas coupable de ce dont je suis accusée », a-t-elle déclaré devant le tribunal, citée par l’agence Interfax.

Un lien avec un magnat russe proche de Trump

Nastia Rybka avait été arrêtée en février 2018 dans la station balnéaire thaïlandaise de Pattaya avec neuf autres étrangers qui organisaient des cours de « formation sexuelle ». Condamnée mardi à une amende, elle a été expulsée de Thaïlande jeudi dans un vol pour Moscou où elle a aussitôt été interpellée dans le cadre d’une enquête pour proxénétisme.

Nastia Rybka s’était fait connaître quand elle avait assuré être mêlée à un scandale politique avec le magnat russe de l’aluminium Oleg Deripaska, proche de l’ex-directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort. Elle avait affirmé être en possession des « pièces manquantes du puzzle » sur l’aide que le Kremlin aurait apportée à Donald Trump pendant sa campagne électorale.

Au cours de l’audience, elle a assuré ne vouloir « en aucune façon compromettre Oleg Deripaska ». « J’en ai assez », a-t-elle ajouté, selon Interfax. L’avocat de la jeune femme, Dmitri Zatsarinski, a déclaré aux journalistes que la jeune femme « n’a commis aucun crime » et qu’elle « n’a rien à voir » avec Oleg Deripaska, « encore moins avec Donald Trump ».

Vendredi, il avait dénoncé le fait que Nastia Rybka avait été « traînée hors de la zone de transit (…) vers le territoire russe » alors qu’elle faisait escale à Moscou, entre la Thaïlande et le Belarus.