Russie: Le bilan de l'explosion de l'immeuble grimpe à 39 morts, les autorités annoncent la fin des recherches

GAZ Dans l'explosion, qui s'est produite lundi, 35 appartements ont été détruits et quatre personnes restent portées disparues...

LB

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Les pompiers à la recherche de survivants, le 1er janvier 2018.
Les pompiers à la recherche de survivants, le 1er janvier 2018. — HO / RUSSIAN EMERGENCY SITUATIONS MINISTRY / AFP

Les services de secours russes ont mis un terme ce jeudi aux opérations de recherches dans les décombres d’un immeuble d’habitation dans l’Oural, effondré lundi après une explosion due au gaz. Selon le dernier bilan communiqué, 39 personnes ont perdu la vie dans l’accident.

« Trente-neuf corps ont été découverts et 38 d’entre eux ont été identifiés. Les services de secours n’ont plus rien à faire ici. Le travail est terminé », a déclaré le haut responsable russe Alexandre Tchouprian, cité par l’agence Interfax, ajoutant qu’il ne restait plus personne sous les gravats. Les funérailles des victimes du drame devraient avoir lieu à partir de vendredi, selon les autorités municipales.

L’accident s’est déroulé lundi matin à Magnitogorsk, une ville industrielle de la région de Tchéliabinsk, à quelque 1.700 km à l’est de Moscou, dans les montagnes de l’Oural. Une partie de l’immeuble s’est effondrée dans l’explosion et 35 appartements ont été détruits. Près de 1.100 personnes habitaient dans ce bâtiment en béton construit en 1973, à l’époque soviétique.

Des rumeurs d’attentat démenties par les autorités

Les services de secours ont bravé des températures descendant jusqu’à -27°C pour déblayer les décombres de cet immeuble de Magnitogorsk, ville industrielle de l’Oural, située à quelque 1.700 km à l’est de Moscou. Un bébé vivant avait été dégagé des gravats mardi et hospitalisé.

Le président russe Vladimir Poutine s'est rendu immédiatement sur les lieux. Le Comité d’enquête russe, organisme chargé des principales investigations dans le pays, a annoncé mardi soir qu’aucune trace d’explosifs ou de leurs composants n’avait été découverte, sur fond de rumeurs avancées par certains médias locaux selon lesquelles l’explosion serait due à un attentat.

Ces rumeurs se sont accélérées après une autre explosion mardi soir dans un minibus, également à Magnitogorsk, qui a fait trois morts, selon les autorités locales. Les autorités n’ont fait aucun lien entre les deux incidents. Une enquête a été ouverte, mais les services russes de sécurité (FSB) ont confirmé qu’une explosion de gaz avait été à l’origine du drame.