VIDEO. La Russie assure qu'« aucune trace de substance chimique » n’a été retrouvée à Douma en Syrie

SYRIE Une attaque chimique présumée à Douma dans la région de la Ghouta orientale en Syrie aurait eu lieu samedi selon plusieurs ONG...

20 Minutes avec AFP

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La ville de Douma en Syrie subit depuis plusieurs jours les bombardements de l'armée syrienne.
La ville de Douma en Syrie subit depuis plusieurs jours les bombardements de l'armée syrienne. — STRINGER / AFP
  • Des spécialistes russes auraient enquêté suite aux accusations d’attaque chimique en Syrie.
  • Selon eux, « aucune trace de chlore ou d’une quelconque substance chimique » n’aurait été utilisée contre des civils.
  • Pourtant plusieurs associations dont les Casques Blancs ou l’ONG médicale SAMS affirment qu’au moins 48 personnes seraient mortes suite à un bombardement chimique.

La tension est montée d’un cran suite aux soupçons d'un bombardement chimique à Douma, samedi 7 avril, dans l’un des derniers bastions rebelle en Syrie. L’attaque aurait fait samedi 48 morts selon les Casques Blancs, un groupe de secouristes en zone rebelle, et l’ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS), même si ces affirmations n’ont pas pu être vérifiées de source indépendante.

Les spécialistes russes qui ont enquêté à Douma, où le régime syrien est accusé d’avoir lancé cette offensive contre les rebelles, n’ont trouvé « aucune trace » de substance chimique, a assuré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. « Nos spécialistes militaires se sont déjà rendus sur place (…) Ils n’ont découvert aucune trace de chlore ou d’une quelconque substance chimique utilisée contre les civils », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Assad, « l’animal »

Les Etats-Unis et la France avaient brandi la menace de frappes en Syrie après ces accusations, Donald Trump avertissant le régime et ses alliés, dont la Russie, qu'ils pourraient «payer le prix fort» pour l'attaque chimique présumée, qualifiant Bachar al-Assad « d’animal ». Lundi, Damas et Moscou ont accusé Israël d’avoir mené la frappe sur la base syrienne.

Mi-mars, Moscou avait accusé les rebelles syriens de préparer des « provocations » aux armes chimiques en Ghouta orientale pour servir de prétexte à des frappes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, y compris à Damas.

Des frappes ont d'ailleurs visé tôt lundi une base militaire du régime dans le centre de la Syrie, imputées par Damas et Moscou à Israël. « Il s’agit d’un développement très dangereux de la situation. J’espère qu’au moins les militaires américains et ceux des pays participant à la coalition menée par les Etats-Unis le comprennent », a ajouté Serguei Lavrov.

La frappe contre l’aéroport du T-4, également connu sous le nom de Tiyas, dans la province centrale de Homs, a fait au moins 14 morts parmi les combattants pros régime, dont trois officiers syriens et des Iraniens, selon une ONG.

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