Trump et Poutine évoquent la Corée du Nord au téléphone

DIPLOMATIE Les deux présidents se sont entretenus jeudi...

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump et Vladimir Poutine se sont rencontrés, le 7 juillet 2017, en marge du G20 à Hambourg (Allemagne).
Donald Trump et Vladimir Poutine se sont rencontrés, le 7 juillet 2017, en marge du G20 à Hambourg (Allemagne). — Evan Vucci/AP/SIPA

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump ont discuté jeudi du programme nucléaire nord-coréen, lors d’une conversation téléphonique initiée par Washington, selon le Kremlin.

Donald Trump a, à cette occasion, pris l’initiative plutôt inhabituelle de remercier Vladimir Poutine « pour avoir reconnu la forte performance économique de l’Amérique lors de sa conférence de presse annuelle » jeudi, indique la Maison Blanche dans un communiqué confirmant cet appel. « Les deux présidents ont également parlé de travailler ensemble afin de résoudre la situation très dangereuse en Corée du Nord », poursuit la Maison Blanche.

Washington prêt à discuter avec Pyongyang

Le Kremlin avait auparavant annoncé que les deux chefs d’Etat s’étaient entretenus de « la situation dans plusieurs zones de crise, avec l’accent mis sur le règlement du problème nucléaire dans la péninsule coréenne », dans un communiqué sans davantage de précisions.

Vladimir Poutine avait salué quelques heures plus tôt jeudi, lors de sa conférence de presse annuelle, la « prise de conscience » des Etats-Unis dans le dossier nord-coréen, Washington s’étant dit prêt à entamer des discussions sans condition préalable avec Pyongyang. « Il s’agit d’un très bon signal, qui montre qu’il y a chez les autorités américaines une avancée vers une prise de conscience de la réalité » de la situation, a déclaré le président russe, appelant les deux camps à « cesser d’aggraver la situation ».

La politique de Washington n’a « pas changé »

La Russie, tout comme la Chine, préconise un dialogue avec la Corée du Nord sur la base d’une feuille de route définie par les deux puissances. Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson s’était dit mardi prêt à parler avec Pyongyang « sans condition préalable ». Des propos interprétés comme une évolution de la stratégie américaine par plusieurs observateurs. Mais mercredi, le département d’Etat américain a assuré que la politique des Etats-Unis n’avait « pas changé » sur le dossier nord-coréen.