Donald Trump nie toute connexion avec la Russie, le Kremlin dénonce une «intox»

DIPLOMATIE Le « New York Times » a affirmé que registres de conversations téléphoniques montraient des contacts répétés entre l’équipe de campagne de Trump et les services de renseignement russes…

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 3 février 2017.
Donald Trump dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 3 février 2017. — Shutterstock/SIPA

La réaction de Moscou et de Washington ne s’est pas fait attendre. Au lendemain des affirmations du New York Times, indiquant que l’équipe de campagne du président Trump a eu des contacts répétés avec de hauts responsables des services de renseignement russes avant son élection, Donald Trump a dénoncé une « absurdité » quand le Kremlin parlait lui d'« intox ».

« Ne croyez pas les informations des journaux, il est très difficile en ce moment de les différencier des intoxs et canulars », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’un point-presse.

Soulignant que les sources citées par le journal américain étaient anonymes, Dmitri Peskov a estimé que « le temps est peut-être venu que quelqu’un parle de tout ça à visage découvert ».

« Absurdité »

« Si vous le voulez bien, attendons [que cela ait lieu] et ne croyons pas à des informations anonymes, ce sont des informations appuyées par aucun fait », a-t-il martelé.

De son côté, le président Trump a estimé que « les médias diffusant de fausses informations sont en train de devenir fous à cause de leurs théories du complot et de leur haine aveugle. [Les chaînes] NBC et CNN ne sont pas regardables. La Fox est géniale ! », a-t-il dit dans un tweet.

Cette histoire de « connexion avec la Russie est une absurdité, c’est seulement une tentative pour couvrir les nombreuses erreurs commises par la campagne perdante de Hillary Clinton », a-t-il poursuivi.

Collusion avec le Kremlin 

Citant « quatre hauts responsables américains », en poste ou non selon les cas, l’édition électronique du NYT a affirmé mardi que des conversations téléphoniques enregistrées et des registres de conversations téléphoniques montraient des contacts répétés entre l’équipe de campagne de Donald Trump et les services de renseignement russes.

La nature de ces appels supposés n’a pas été en revanche révélée.

Le chef du Conseil de sécurité nationale Michael Flynn a dû remettre lundi soir sa démission à Donald Trump, mis en cause pour le contenu de ses conversations téléphoniques avec l’ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak.

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Au cours de sa campagne électorale, Donald Trump a été plusieurs fois accusé par ses adversaires de collusion avec le Kremlin. A de nombreuses reprises, le président américain avait lui-même prôné un rapprochement avec le Kremlin.

Il avait aussi reconnu que la Russie était à l’origine des piratages informatiques du parti démocrate, ce que Moscou dément fermement.