Crash d’un avion en mer noire: La Russie annonce avoir retrouvé des morceaux de l'appareil

CATASTROPHE AERIENNE Des milliers de soldats, sauveteurs et plongeurs fouillaient lundi la mer Noire pour retrouver les débris et les corps des 92 personnes à bord de l’avion. Le ministère russe des Situations d’urgence affirme avoir retrouvé des débris par 27 mètres de fond…

D.B. avec AFP
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Des soldats russes patrouillent les côtes de la mer Noire à Sotchi le lendemain de la chute d'un avion militaire russe, le 26 décembre 2016.
Des soldats russes patrouillent les côtes de la mer Noire à Sotchi le lendemain de la chute d'un avion militaire russe, le 26 décembre 2016. — VASILY MAXIMOV / AFP

Mais qu’est-il arrivé auTupolev Tu-154, qui a disparu des écrans-radars à 2h27 GMT, après son décollage de l’aéroport de Sotchi, sur les côtes de la mer Noire ? Les autorités russes vont peut-être pouvoir apporter quelques éléments de réponse à cette question après la découverte de morceaux de l’appareil par 27 mètres de fond. Des milliers de soldats, sauveteurs et plongeurs fouillent ce lundi la mer Noire pour retrouver d’autres débris et les corps des 92 personnes à bord de l’avion de l’armée militaire qui s’est abîmé la veille.

« Les plongeurs du ministère ont découvert des morceaux de l’avion qui s’est abîmé la veille », a indiqué un porte-parole de l’équipe de sauvetage cité par l’agence Interfax, selon lequel « les débris se trouvent par 27 mètres de fond à une distance d’une mille nautique de la côte sur la trajectoire de vol ». Les agences russes avaient auparavant parlé de la découverte du « fuselage ».

Parmi les 84 passagers et huit membres d’équipage de l’appareil qui s’est écrasé deux minutes et 44 secondes après son décollage de la station balnéaire de Sotchi, se trouvaient 64 membres des Chœurs de l’Armée Rouge qui allaient célébrer le Nouvel An avec les troupes en Syrie.

L’acte terroriste n’est pas la piste privilégiée

Plus de vingt heures après la disparition du Tu-154, la cause du crash n’est toujours pas connue, experts et commentateurs mettant en avant l’âge du modèle de l’avion. Selon le Kremlin l’acte terroriste n’est pas en tête des pistes privilégiées dans l’enquête.

« Pour l’heure, aucune version n’émerge clairement », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov ce lundi. « Toutes les versions sont étudiées et il est trop tôt pour dire quelque chose avec certitude. Mais comme vous le savez, la thèse d’un acte terroriste est loin d’être en tête de liste ».

Retrouver les boites noires

Une gigantesque opération de recherche est toujours en cours pour retrouver les débris et les boîtes noires de l’appareil. Elle a été élargie jusqu’à six kilomètres au large des côtes russes, a déclaré un vice-ministre de la Défense, Pavel Popov.

Au total, plus de 3.500 personnes, dont plus de 150 plongeurs, 39 bateaux, ainsi que cinq hélicoptères et des drones participent aux recherches. Les autorités d’Abkhazie, une république séparatiste géorgienne dont l’indépendance a été reconnue parMoscou, prennent part aux recherches.

Les boîtes noires de l’appareil n’ont pas encore été localisées mais le commandant des forces aériennes russes, Viktor Bondarev, s’est dit « certain » qu’elles n’ont pas été endommagées, ajoutant espérer qu’elles soient retrouvées dans la journée de lundi.

Onze corps ont déjà été retrouvés

Le ministre des Transports Maxime Sokolov, qui s’est exprimé à l’issue d’une réunion de la commission spéciale créée dans la foulée de ce drame, a assuré lundi matin que « les pistes privilégiées aujourd’hui n’incluent pas l’acte terroriste ». « Les raisons peuvent être variées. Des spécialistes du Comité d’enquête les analysent », a-t-il ajouté selon des propos retransmis à la télévision russe, évoquant « un problème technique ou une erreur de pilotage ».

Onze corps et plus de 150 fragments de l’avion ont jusqu’à présent été retrouvés par les équipes de recherche, a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, dans un communiqué. Il a ajouté que 10 de ces corps avaient été transférés à Moscou où ils doivent être identifiés.