Piratage: La Maison Blanche accuse Poutine, Obama prêt à riposter

MONDE Barack Obama a promis des ripostes dans une interview à la radio publique NPR…

P.B. avec AFP

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Vladimir Poutine et Hillary Clinton en 2012.
Vladimir Poutine et Hillary Clinton en 2012. — Mikhail Metzel/AP/SIPA

Après les fuites dans la presse, voici les accusations officielles. Jeudi, un conseiller de Barack Obama et le porte-parole de la Maison Blanche ont mis en cause Vladimir Poutinedans l’affaire des piratages de emails de l’équipe de campagne de Clinton et du parti démocrate. Alors qu’il tiendra une conférence de presse vendredi soir (20 h 15 heure de Paris), Barack Obama a promis des ripostes, dans une interview à la radio publique NPR.

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« Il est clair que si un gouvernement étranger, quel qu’il soit, tente d’entacher l’intégrité de nos élections, alors nous devons agir », a plaidé Obama, jeudi soir : « Et nous le ferons, au moment et où nous le déciderons ». « M. Poutine sait ce que je pense car je lui en ai parlé directement », indique le président américain, en référence à un tête à tête en marge du G20, en Chine, en septembre dernier.

Un de ses conseillers nomme Poutine

« Je ne pense pas que des événements aux ramifications aussi importantes se produisent au sein du gouvernement russe sans que Vladimir Poutine ne soit au courant », a affirmé Ben Rhodes, l’un de ses proches conseillers, sur la chaîne MSNBC. « En dernier ressort, Vladimir Poutine est responsable des actions du gouvernement russe », a-t-il ajouté. Dans la foulée, le porte-parole de la Maison Blanche a indiqué que l’implication de Poutine avait l’air « assez évidente ».

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« Si la Russie, ou toute autre entité, faisait du piratage, pourquoi la Maison Blanche a-t-elle attendu si longtemps pour agir ? Pourquoi ne se sont-ils plaints qu’après la défaite d’Hillary ? », a encore écrit Donald Trump sur Twitter.

« C’était un mois avant l’élection, cela n’avait rien d’un secret », a pourtant martelé il y a quelques jours Barack Obama dans une interview, en rappelant que ses services avaient publiquement pointé du doigt Moscou le 7 octobre, soit un mois avant le scrutin du 8 novembre. Les services de renseignement n’avaient cependant pas encore de preuves suffisantes, affirme NBC.

Donald Trump seul contre tous

Donald Trump apparaît de plus en plus isolé dans son insistance à épargner Vladimir Poutine, un homme dont il a souvent loué les qualités de leader et avec qui il croit possible de réchauffer les relations, alors que la Russie subit aujourd’hui des sanctions économiques imposées après l’annexion de la Crimée.

Les républicains du Congrès vont d’ailleurs lancer plusieurs enquêtes parlementaires sur le rôle de la Russie dans la campagne américaine. Pour l’ancien patron de la CIA Michael Hayden, Donald Trump est « la seule personnalité américaine à ne pas encore avoir concédé que les Russes ont lancé une grande campagne clandestine d’influence contre les Etats-Unis ».