Russie: Alexeï Navalny, principal opposant au Kremlin, candidat à la présidentielle de 2018

POLITIQUE «Je sais à quel point il sera difficile de s’opposer au pouvoir actuel et à sa machine de propagande. Je comprends très bien que même devenir candidat ne sera pas simple», a souligné l'opposant...

20 Minutes avec agences

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Le numéro un de l'opposition Alexeï Navalny, le 22 avril 2015 à Moscou
Le numéro un de l'opposition Alexeï Navalny, le 22 avril 2015 à Moscou — DMITRY SEREBRYAKOV AFP

En 2013, il a obtenu le score honorable de 27,2 % à l’élection municipale de Moscou et s’est imposé ces dernières années comme l’opposant numéro un à Vladimir Poutine. Alexeï Navalny, a annoncé ce mardi vouloir être candidat à l’élection présidentielle de 2018, pour laquelle le président russe devrait, sauf surprise, se présenter pour un quatrième mandat.

Dans une vidéo diffusée sur internet, cet avocat et blogueur anticorruption a appelé à la « confrontation des idées », promettant de s’attaquer aux inégalités de revenus, d’assurer l’indépendance de la justice et de revoir la participation du pays aux coûteuses campagnes militaires, notamment en Syrie. « Ceux qui sont au pouvoir le sont depuis 17 ans et ont cessé de prêter attention aux critiques. »

Une candidature incertaine à cause de démêlés avec la justice

Libéral et favorable à un rapprochement avec les Occidentaux, Alexeï Navalny a aussi régulièrement participé à des rassemblements aux relents xénophobes comme la Marche russe, et a été exclu en 2007 du parti d’opposition libéral Iabloko pour ses prises de position nationalistes.

Toutefois, l’opposant pourrait être interdit de se présenter à cause de ses nombreux démêlés avec la justice. « Je sais à quel point il sera difficile de s’opposer au pouvoir actuel et à sa machine de propagande. Je comprends très bien que même devenir candidat ne sera pas simple », a souligné Alexeï Navalny.

Le porte-parole du Kremlin se refuse à tout commentaire

En novembre, la Cour suprême russe avait en effet ordonné un nouveau procès dans une affaire de détournement de fonds pour laquelle il avait déjà été condamné en 2013. L’homme a, en outre, fait plusieurs allers-retours en prison et a été assigné à résidence, généralement pour avoir participé à des rassemblements non autorisés.

De son côté, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de commenter l’annonce d’Alexeï Navalny.