VIDEO. François Hollande qualifié «d'ingrat» et «d'impoli» à la télévision russe

RUSSIE Le président russe a reporté sa visite à Paris sur fond de tensions au sujet de la Syrie...

M.C. avec AFP

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L'idéologue du Kremlin Dmitri Kiselev critique François Hollande à la télévision russe, le 16 octobre 2016.
L'idéologue du Kremlin Dmitri Kiselev critique François Hollande à la télévision russe, le 16 octobre 2016. — Capture d'écran / Rossiya-1

François Hollande malmené sur la première chaîne de télévision russe. Après l’annulation de la visite de Vladimir Poutine à Paris, le président français a été accusé d'« ingratitude » dimanche soir par Dmitri Kisselev, considéré comme l’idéologue du Kremlin.

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« Il a peut-être oublié qu’après les attentats (du 13 novembre 2015 à Paris), des pilotes russes ont écrit "Pour Paris" sur les bombes qu’ils ont lâchés sur les terroristes en Syrie », a martelé le présentateur lors d’une émission d’information de grande écoute sur la chaîne Rossiya-1.

Dmitri Kisselev, qui dirige également une agence de presse officielle, Rossia Segodnia, a ensuite jugé que le président français avait été « impoli » en proposant à Vladimir Poutine une réunion sur la Syrie au lieu de l’inauguration du centre spirituel et culturel russe à Paris.

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« Poutine, lui, a gardé ses bonnes manières »

« Ecoutez, si la Syrie vous préoccupe autant, alors pourquoi votre porte-avions Charles-de-Gaulle lutte aussi mollement contre les terroristes ? (…) On le voit, la Syrie ne préoccupe pas beaucoup Hollande », a-t-il assuré. « Il aime utiliser ce mot,  "Syrie", pour faire le beau devant le public, c’est un mot sensuel. Mais quand on l’allie avec le mot "Poutine", ça devient brutal et, pour Hollande, ça, c’est cool », a-t-il ajouté.

Mais « à la fin de la semaine, Hollande s’est retrouvé dans une position inconfortable tandis que Poutine, lui, a gardé ses bonnes manières », a estimé le présentateur, dont l’émission est l’une des plus regardées le dimanche soir.

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Un peu plus tôt, Vladimir Poutine avait estimé que la France n’était pas « très impliquée » dans le processus de résolution du conflit syrien, après avoir annulé sa visite à Paris prévue le 19 octobre. L’Elysée avait en effet fait savoir mardi au Kremlin « qu’une réunion de travail avec Vladimir Poutine était possible sur la Syrie », mais que le président François Hollande n’allait pas inaugurer avec son homologue russe le nouveau centre religieux et culturel russe.

Les tensions entre la France et la Russie se sont intensifiées depuis le veto russe aux Nations unies, le 8 octobre, à la résolution française appelant à la cessation des bombardements sur Alep, deuxième ville de Syrie. En proposant cette résolution, Paris a « envenimé la situation », avait jugé mercredi Vladimir Poutine.