Syrie: Poutine accuse Paris d'avoir cherché à «envenimer la situation»

DIPLOMATIE Moscou aurait été forcée de mettre son veto au projet de résolution de l’ONU porté par la France…

20 Minutes avec AFP

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Le président russe Vladimir Poutine accuse la France d'avoir cherché à
Le président russe Vladimir Poutine accuse la France d'avoir cherché à — IVAN SEKRETAREV / POOL / AFP

Vladimir Poutine a accusé Paris d’avoir cherché à « envenimer la situation » en forçant la Russie à mettre son veto au projet de résolution à l’ONU sur l’arrêt des bombardements en Syrie. Les Français ont déposé « une résolution, tout en sachant qu’elle ne serait pas adoptée, pour obtenir un veto (de Moscou), envenimer la situation et attiser l’hystérie autour de la Russie », a déclaré Vladimir Poutine ce mercredi, alors qu’il s’exprimait dans le cadre d’un forum économique à Moscou.

Manuel Valls fustige l’attitude de Moscou

Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies devait se pencher samedi sur deux textes rivaux appelant à un cessez-le-feu à Alep. Sur les 15 pays membres du Conseil de sécurité, seuls la Russie et le Venezuela se sont opposés à la proposition française.

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Le Premier ministre Manuel Valls a dénoncé ce mercredi à l’Assemblée « l’attitude d’obstruction injustifiable » de la Russie, après le veto de Moscou. « Nous continuerons à discuter avec la Russie et ses dirigeants, mais pas en vain (…) pour trouver une solution de paix », a poursuivi le locataire de Matignon, en indiquant : « Nous avons pris acte de ce renoncement mais le dialogue se poursuit ».

Une visite reportée sur fond de tensions

Au terme de plusieurs jours de suspense, le président russe Vladimir Poutine a reporté à une date ultérieure sa rencontre avec son homologue français François Hollande. Le chef de l’Etat russe devait inaugurer un centre spirituel et culturel orthodoxe à Paris, mais aussi discuter du dossier syrien.

« Cela aurait été très embarrassant » pour lui de venir, au moment où les bombardements russes s’intensifient sur Alep, avait estimé mercredi le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault après le report de la visite du chef d’Etat russe.