Poutine dément le piratage du Parti démocrate américain (mais il s’en félicite)

DEMENTI Le camp démocrate accuse pourtant le Kremlin d'être à l'origine de la fuite...

C. A. avec AFP

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Le président russe Vladimir Poutine a démenti vendredi les accusations de piratage informatique par l'Etat russe de responsables du Parti démocrate américain
Le président russe Vladimir Poutine a démenti vendredi les accusations de piratage informatique par l'Etat russe de responsables du Parti démocrate américain — Alexei Druzhinin/AP/SIPA

Non, Moscou n’est pas à l’origine du piratage informatique de responsables du Parti démocrate américain, a affirmé ce vendredi Vladimir Poutine. Le leader russe s’est toutefois félicité de ce piratage, estimant qu’il était « important » que les messages piratés aient été diffusés au public.

Près de 20.000 messages piratés

« Je ne sais rien à ce propos et au niveau de l’Etat, la Russie n’a jamais fait cela », a affirmé Vladimir Poutine, lors d’un entretien avec l’agence Bloomberg. « Ce qui est important, c’est que ce contenu ait été diffusé auprès du public », a ajouté le président russe, estimant que les accusations contre Moscou visent à « détourner l’attention » du contenu des messages.

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Après la publication de près de 20.000 messages piratés des comptes de sept responsables du Parti démocrate, Moscou a été accusé d’avoir orchestré cette fuite pour influencer la campagne électorale américaine en faveur du candidat républicain Donald Trump.

La Russie roulerait-elle pour Trump ?

Cette fuite a eu lieu fin juillet, trois jours avant l’ouverture de la convention démocrate. Les messages piratés, échangés de janvier 2015 à mai 2016 et publiés par le site WikiLeaks, montrent notamment la méfiance et le mépris de responsables du parti pour Bernie Sanders, ancien rival de la candidate Hillary Clinton pendant la primaire démocrate.

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L’équipe Clinton a laissé entendre après cette fuite que la Russie pourrait être à l’origine du piratage afin de favoriser la campagne de Donald Trump, qui n’a pas caché son admiration pour Vladimir Poutine.

Le Kremlin avait déjà jugé en juillet « absurdes » ces accusations, regrettant des « tentatives maniaques d’utiliser la Russie dans la campagne électorale aux Etats-Unis ».