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FUITES DE COURRIELSLe Kremlin dément avoir piraté des responsables du Parti démocrate

Le Kremlin dément avoir piraté des responsables du Parti démocrate et s'agace

FUITES DE COURRIELSLa Russie assure ne pas être impliqué dans l'affaire des messages piratés de membres du Parti démocrate américain révélée par Wikileaks...
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe Serguei Lavrov le 26 juillet à Ventiane à Laos
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe Serguei Lavrov le 26 juillet à Ventiane à Laos - HOANG DINH NAM AFP
20 Minutes avec AFP

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Russie, Etats-Unis, une histoire sans fin. Le Kremlin a démenti mardi toute implication dans le piratage informatique des comptes de responsables du Parti démocrate américain et fustigé l’utilisation « maniaque » de la Russie comme repoussoir dans la campagne électorale américaine.

Interrogé sur les accusations de piratage par des hackers pilotés par Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a parlé d'« informations absurdes » et fustigé les « tentatives maniaques d’utiliser la Russie dans la campagne électorale aux Etats-Unis ».

Des révélations de Wikileaks

Ce démenti ferme intervient alors que la Russie, et plus spécifiquement la question de la communauté de vues entre Vladimir Poutine et le candidat républicain Donald Trump, ont fait irruption dans la campagne présidentielle américaine.

Vendredi, trois jours avant l’ouverture de la convention démocrate, WikiLeaks a publié près de 20.000 messages piratés des comptes de sept responsables du parti démocrate, et échangés de janvier 2015 à mai 2016. Après leur publication, Moscou a été accusé par des responsables du parti d’avoir cherché à influencer la campagne électorale américaine en faveur de Donald Trump en orchestrant cette fuite.

Sergueï Lavrov agacé

« Malheureusement, on utilise la Russie dans la campagne électorale. Malheureusement, de telles farces continuent. Nous pensons que ce n’est pas très bon pour nos relations bilatérales mais nous comprenons qu’il faut en passer par cette mauvaise période », a souligné Dmitri Peskov. Comme exemple, le porte-parole a évoqué une rencontre entre Carter Page, un conseiller de Donald Trump, et le chef de l’administration présidentielle Sergueï Ivanov, évoquée par la presse mais qui n’a pas eu lieu selon lui.

Auparavant, en visite à Vientiane, au Laos, où il a rencontré son homologue américain John Kerry, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait déjà semblé excédé en balayant les accusations du Parti démocrate. « Je ne veux pas employer les mots à quatre lettres », a-t-il déclaré en anglais au moment de serrer la main de John Kerry, en marge des réunions annuelles de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) élargies aux grandes puissances.

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