VIDEO. Moscou: Au moins trois morts dans une gigantesque rixe dans un cimetière

RUSSIE Plus d’une vingtaine de personnes ont également été blessées…

20 Minutes avec AFP

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L'affrontement dans ce cimetière de Moscou a impliqué plusieurs centaines de personnes.
L'affrontement dans ce cimetière de Moscou a impliqué plusieurs centaines de personnes. — VASILY MAXIMOV / AFP

Mortelle rixe dans un cimetière de Moscou. Au moins trois personnes ont été tuées et 26 blessées samedi dans cette énorme bagarre impliquant plusieurs centaines de personnes dans un cimetière du sud-ouest de Moscou, ont annoncé les autorités russes. « A l’heure actuelle, nous avons 26 blessés et trois morts », a déclaré à l’agence Interfax un porte-parole des services de santé de la ville de Moscou, précisant que quatre prsonnes se trouvaient dans un état grave.

Un porte-parole du ministère de l’Intérieur a indiqué que 90 personnes avaient été arrêtées après ces émeutes. Selon les médias russes, les affrontements au cimetière de Khovanskoye ont impliqué au moins 200 immigrés d’anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale, et des habitants du Caucase russe.

Un racket qui aurait dégénéré ?

Des images diffusées par la chaîne de télévision russe LifeNews montrent des dizaines d’hommes, beaucoup armés de bâtons ou de barres de fer, se pourchassant à l’entrée et à l’intérieur du cimetière de Khovanskoye, le plus grand d’Europe avec une superficie de près de 200 hectares, tandis que des coups de feu pouvaient être entendus. Deux des victimes étaient de nationalité tadjike, a précisé un représentant de la diaspora tadjike, Karomat Charipov.

« C’était des citoyens tadjiks qui travaillaient depuis plus de 20 ans en Russie. […] Des membres du crime organisé sont venus, ils exigeaient qu’ils leur donnent 10 à 20 % de leurs revenus », a déclaré Karomat Charipov, dirigeant du mouvement « Travailleurs migrants tadjiks ». Selon lui, l’émeute a éclaté après le refus des travailleurs du cimetière de céder à ce chantage.

Le ministère russe de l’Intérieur a confirmé que des armes a feu avaient été utilisées au cours des affrontements, qui ont selon lui éclaté en raison d’un différend sur le droit de travailler sur le territoire du cimetière.