Quatre missiles russes visant la Syrie tombés en Iran, l'armée russe dément

MONDE L'armée russe a démenti la chute en Iran de quatre missiles de croisière tirés depuis la mer Caspienne…

20 Minutes avec AFP

— 

Le président russe Vladimir Poutine lors du salon militaire "Armée-2015" à Kubinka en Russie, le 16 juin 2015
Le président russe Vladimir Poutine lors du salon militaire "Armée-2015" à Kubinka en Russie, le 16 juin 2015 — Vasily Maximov AFP

Les informations se contredisent. Tandis que les Etats-Unis annoncent que des missiles russes sont tombés en Iran, l'armée russe dément. « Quatre missiles russes sont tombés hier en Iran », a indiqué un responsable américain à l’AFP, confirmant une information donnée par CNN. La source n’a pas donné de détails sur les régions touchées en Iran, un pays allié de la Russie dans la défense du régime de Bachar al-Assad, ni sur d’éventuels dégâts provoqués par les missiles.

Le responsable n’a pas voulu non plus préciser exactement le nom du missile de croisière utilisé. Mais elle a précisé qu’il s’agissait bien de certains des missiles dont la Russie avait annoncé le tir mercredi, à partir de bateaux militaires croisant en mer Caspienne. Dans la foulée, l'armée russe a réagi.  «N'importe quel professionnel sait que lors de ces opérations, nous fixons toujours la cible avant et après l'impact: tous les missiles tirés de nos croiseurs ont atteint leur cible», a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

Ashton Carter déplore ces tirs

Mercredi, le ministre de la Défense russe avait publié sur son site Internet une infographie montrant la trajectoire de ces missiles (26, selon elle), à près de 1.500 km de leur destination, survolant l’Iran et l’Irak avant de frapper en Syrie, évitant ainsi l’espace aérien de la Turquie et de l’Azerbaïdjan.

La Russie, qui mène des bombardements depuis le 30 septembre en Syrie, soutient une offensive majeure lancée mercredi par l’armée du régime sur plusieurs fronts, dans l’ouest du pays.

Le Hezbollah libanais, soutenu par Téhéran, participe également aux combats sur le terrain au côté de l’armée syrienne. Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a déploré jeudi le fait que les Russes aient « tiré des missiles de croisière d’un navire depuis la mer Caspienne sans avertissement ».