Syrie: La Russie a déployé 28 avions de combat selon les Etats-Unis

CONFLIT Le Kremlin appelle aussi à une coalition plus large contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI)...

20 Minutes avec AFP

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Photo fournie par l'agence officielle syrienne Sana montrant un avion russe chargé d'aide humanitaire sur le tarmarc de l'aéroport de Lattaquié, le 12 septembre 2015 en Syrie
Photo fournie par l'agence officielle syrienne Sana montrant un avion russe chargé d'aide humanitaire sur le tarmarc de l'aéroport de Lattaquié, le 12 septembre 2015 en Syrie — - SANA

Après les menaces, place aux actes. La Russie a déployé 28 avions de combat en Syrie, ont confirmé lundi des responsables américains. « Il y a 28 avions russes de chasse et d’attaque au sol » déployés sur un terrain d’aviation dans la province de Lattaquié (ouest de la Syrie), un fief de Bachar al-Assad, a indiqué l’un de ces responsables sous couvert de l’anonymat.

Un second responsable américain a également confirmé le chiffre de 28 appareils de combat, ainsi que la présence d’une « vingtaine » d’hélicoptères russes de combat et de transport. Ce responsable a également indiqué que la Russie opérait des drones au-dessus de la Syrie, sans donner plus de détails.

Enraciner Assad et bloquer le chemin vers une résolution du conflit

Depuis plusieurs semaines, Washington s’alarme du renforcement de la présence militaire russe en Syrie, un soutien pour le régime du président Bachar al-Assad. Les Etats-Unis ont indiqué qu’une intervention directe des forces russes pour soutenir le régime syrien risquait d’« attirer encore plus d’extrémistes, d’enraciner Assad et de bloquer le chemin vers une résolution du conflit ».

Le Kremlin de son côté appelle à une coalition plus large contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui inclurait la Syrie et l’Irak. Les ministres de la Défense américain et russe, qui n’avaient encore jamais eu de contact direct depuis l’arrivée d’Ashton Carter en février, se sont parlé vendredi sur la Syrie. Ils ont convenu de poursuivre ces discussions, notamment pour éviter tout risque d’incident entre les forces russes et les avions de la coalition luttant contre le groupe Etat islamique menée par les Américains.